Actualité
M23/Ouganda : la RDC veut y voir clair
Le ministre de la Défense nationale, Aimé Ngoy Mukena, a lors de la 42e réunion du conseil des ministres tenue vendredi 31 juillet 2020, relevé les faits saillants suivants :
• Le succès de la voie diplomatique choisie par la RDC dans le conflit frontalier l’opposant à la Zambie suite à l’occupation des villages KALUMBAMBA et KIBANGA;
• Le rapport technique final des Experts de la Commission conjointe a été endossé par la délégation de la SADC.
•Le budget des travaux de démarcation actualisé est à partager entre les deux pays;
• L’armée zambienne a sollicité un nouveau délai de 07 jours pour évacuer ses militaires.
Le patron de la Défense nationale a fait savoir que la RDC attend la réaction de l’Ouganda concernant des combattants de l’ex-M23.
Toutefois, indique-t-il, le Mécanisme Conjoint de Vérification Elargi (MCVE) a confirmé que les membres de M23 ont conduit des attaques contre des positions des FARDC.
D’après Aimé Ngoy Mukena, le bilan des exactions commises par des miliciens TWIRWANEHO en date du 16 juillet dernier à KIPUPU et ses environs, en territoire de Mwenga fait état de 6 (six) villages incendiés ; 17 (dix sept) civils tués ; 11 (onze) civils blessés ; 213 (deux cents treize) civils portés disparus ; l’incendie d’un Centre de Santé et de l’Eglise Méthodiste. Des militaires FARDC ont été dépêchés sur les lieux pour la sécurisation.
Par ailleurs, il a informé le Conseil des ministres des nouvelles redditions de combattants suite à la pression des FARDC. À titre illustratif, en territoire de BENI, les éléments de FARDC ont intensifié les patrouilles en profondeur dans les différentes zones de combat pour débusquer tous les suspects.
En territoire d’Irumu, a-t-il fait savoir, l’initiative de l’Association des Communautés d’Irumu de rapprocher les communautés « BIRA/ZINANA » et « HEMA/A KATEBE » ayant abouti à la déclaration de la cessation immédiate et sans conditions des hostilités de toutes sortes entre les populations Bira et Hema, a été saluée par la population qui souhaite que cette initiative se réalise également entre les Hema et les Lendu.
M. Muakamu Clement/CONGOPROFOND.NET
Politique
Santé au Kasaï-Central : cinq députés demandent le départ de la ministre Rose Kamueka
La session de mars s’annonce particulièrement tendue à l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central. Une motion de défiance a été déposée, lundi 20 avril, contre la ministre provinciale de la Santé, Rose Kamueka, par un groupe de cinq députés provinciaux.
Conformément au règlement intérieur, l’organe délibérant dispose d’un délai de 48 heures pour examiner cette initiative. Si elle est adoptée, la ministre sera contrainte de présenter sa démission.
À l’origine de cette procédure, une question orale avec débat initiée par le député provincial Joseph Nkashama, élu de Kananga. Lors de la plénière, la ministre était appelée à s’expliquer sur la gestion du secteur de la santé dans la province. Insatisfait des réponses fournies, l’élu a ensuite mobilisé quatre collègues pour déposer la motion.
Les signataires accusent Rose Kamueka d’« incompétence » et de « passivité » face aux difficultés persistantes dans le système sanitaire provincial. Ils évoquent notamment des ruptures fréquentes de médicaments, un manque d’équipements dans les structures de santé ainsi que des arriérés de salaires du personnel soignant.
« Nous ne pouvons pas rester silencieux devant la dégradation continue des services de santé. La population en souffre chaque jour », a confié l’un des signataires, sous anonymat.
Cette motion ouvre une séquence politique délicate pour le gouvernement provincial du Kasaï-Central. Selon des sources parlementaires, d’autres membres de l’exécutif pourraient également être interpellés dans les prochains jours.
L’Assemblée provinciale est désormais attendue sur la programmation de l’examen de cette motion dans le délai imparti. En cas d’adoption, il s’agirait du premier départ au sein du gouvernement provincial dans ce contexte de contrôle parlementaire renforcé.
Mike Tyson Mukendi
