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Actualité

Beijing 25+ : les OSC en forum sous régional

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Les organisations de la société civile de la RDC et de la République démocratique du Congo ont organisé le 23 juillet dernier, le forum sous régional sur l’évaluation de la mise en œuvre de la déclaration et du plan d’action de Beijing 25 ans après, en vue de contribuer à la campagne mondiale « génération égalité ». La cérémonie a eu dans la salle Marie-Ange Lukiana du ministère du Genre, Famille et Enfant à Kinshasa Gombe.

Pour le comité organisateur, supervisé par Annie Bambe, présidente de FODJEC, l’objectif de ce forum sous régional est d’informer et outiller les organisations de la société civile pour qu’elles s’approprient le processus d’évaluation de la mise en œuvre de la déclaration et du plan d’action de Beijing.

Pour avoir pris une part active dans l’organisation de ce forum voir et même dans le plan d’action de Beijing 25+ au même titre que les autres associations à savoir UCOFEM, CAFCO et j’en passe, le FODJEC, créé en 2006, entend contribuer à l’avènement d’un état de droit.

« Qui dit Etat de droit, il faut noter les questions de gouvernance, de démocratie, de promotion des droits des femmes. Et je crois que la coalition a la vision de pérenniser les évaluations de ce cadre de référence afin que les femmes, qui sont les bénéficiaires de cet instrument juridique soient les premières à demander les comptes aux décideurs par rapport à sa mise en œuvre », a déclaré Annie Bambe, présidente du FODJEC.

Plusieurs recommandations ont été formulées au cours de ce forum, notamment la formation et le coaching des adolescentes ainsi que la préparation de la relève car d’ici 25 ans, plusieurs actrices ne seront plus aptes à continuer le combat.

Les OSC attendent voir l’implication de chaque association membre dans l’élaboration d’un cahier des charges de la femme congolaise car elles sont proches d’elles, afin que les chefs d’états aient de la matière élaborée par les femmes congolaises lors de leurs prochaine rencontres.

Ont prit part à ce forum sous régional, la miinistre du Genre, famille et enfant, Béatrice Lomeya, la ministre du genre chargée des personnes vivants avec handicap ainsi les femmes autochtones.

Elda Along/CONGOPROFOND.NET

Politique

Guillaume Ngefa Atondoko à Pékin : la justice congolaise s’arrime au réel et à l’excellence des standards internationaux

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Dès son premier échange au Parquet populaire suprême de Chine, Guillaume Ngefa Atondoko Andali a posé un acte politique et doctrinal fort : celui d’un Garde des Sceaux pour qui la justice n’est ni une abstraction kinoise, ni un simple instrument régalien, mais la véritable colonne vertébrale d’un partenariat international apaisé.

Face au vice-procureur général Tong Jianming, le Ministre d’État congolais a démontré une vision percutante et décomplexée du rôle de son ministère. Là où d’autres se contenteraient de protocoles compassés, il a su imposer l’idée que la souveraineté judiciaire est le pré-requis indispensable à une relation économique durable en liant directement la lutte contre la corruption et la sécurisation des contentieux à la pérennité des investissements chinois.

Guillaume Ngefa redéfinit le partenariat institutionnel : il ne s’agit plus seulement de signer des contrats miniers, mais de construire un État de droit capable de garantir ces contrats dans la durée. C’est cette approche globale, où le droit devient le socle de la confiance mutuelle, qui marque un tournant stratégique dans la diplomatie bilatérale vieille de cinquante ans. Mais la force du propos du Ministre Ngefa réside surtout dans sa capacité à faire dialoguer l’ancrage territorial le plus concret avec l’ouverture la plus résolue sur le monde.

Son action à la tête de la Justice ne se lit pas uniquement dans les palais de marbre de Pékin ; elle se mesure d’abord dans les prétoires des chefs-lieux de province et dans la numérisation naissante des greffes de l’intérieur du pays. En venant chercher en Chine l’expertise sur la gestion massive des dossiers (830 000 avocats chinois sont un défi organisationnel autant qu’une source d’inspiration), il démontre une humilité intellectuelle précieuse : apprendre de ce qui marche ailleurs pour l’adapter au maillage complexe du territoire congolais.

La création récente du tribunal économique et financier ou l’examen des lois sur les conflits d’intérêts à Kinshasa prennent tout leur sens lorsqu’ils sont éclairés par l’expérience chinoise de digitalisation. Cette union entre la “main du terrain” et le “regard du large” est la marque d’un homme d’État pragmatique, qui sait que l’efficacité d’une réforme judiciaire se joue autant dans la célérité d’une procédure au fin fond de l’Équateur que dans la signature d’un traité d’extradition à l’autre bout du monde.

Enfin, cette visite à Pékin consacre une méthode de gouvernance aussi discrète que redoutablement efficace. Là où la coopération sino-congolaise fut longtemps perçue comme un simple corridor commercial, Guillaume Ngefa Atondoko y imprime la marque d’un partenariat institutionnel mature et équilibré. En discutant de “courtoisie judiciaire” avec les plus hautes instances du Parti et du Barreau chinois, il arrache le dialogue juridique à la seule gestion des cas consulaires pour l’élever au rang d’échange structurant entre nations souveraines.

L’éloge qu’il convient de lui adresser est celui de la cohérence : il ne prône pas l’ouverture pour l’ouverture, mais une internationalisation ciblée qui vient nourrir la machine judiciaire nationale et la rendre plus proche du citoyen. En quittant Pékin avec la promesse de traités d’extradition et un modèle de rapprochement des barreaux, le Garde des Sceaux rappelle avec force que la justice congolaise n’entend plus subir la mondialisation, mais bien la négocier et s’y outiller pour mieux rayonner depuis les provinces jusqu’à la scène internationale.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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