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M. Fayulu: « En 94 jours de pouvoir, rien n’a été fait sauf vider la réserve de la banque… »
C’est finalement aux alentours de 18h30, heure de Kinshasa, que le meeting de Martin Fayulu Madidi a pris fin ce dimanche 28 avril 2019 à la Place Sainte Thérèse dans la commune de N’djili.
Durant son discours, Martin Fayulu Madidi a expliqué aux militants que LAMUKA est officiellement devenue une plateforme politique.
Le président de l’ECIDE a également promis que le peuple congolais va récupérer son pouvoir conformément à l’article 64 de la Constitution.
L’opposant qui atterrissait cet après-midi s’est vu réserver un accueil de taille de l’aéroport international de Ndjili jusqu’au terrain sainte Thérèse, le lieu prévu pour son speech.
Il a nié par contre être dans l’opposition. » Je suis le président élu », a-t-il dit.
Il est revenu au pays pour amener le président Félix Tshisekedi à démissionner à défaut de dévoiler ses accords avec Joseph Kabila.
« Nous sommes rentrés pour demander à Félix Tshisekedi de démissionner », a- t- il déclaré.
Pendant son speech, Martin Fayulu a largement critiqué les 94 jours du président Félix au pouvoir.
Il affirme que le chef de l’État a vidé les caisses de l’État avec ses voyages. « Félix Tshisekedi a dépensé le budget de la présidence d’une année en seulement 3 mois. Comment imaginez-vous qu’après presque 100 jours, il n’y a pas de premier ministre et il n’y a pas de gouvernement? », s’est-il interrogé.
Il fustige l’hymne national congolais qui a retenti en l’honneur du président congolais aux USA au cimetière d’Arlington. « Ceux qui sont allés dans le cimetière des militaires où il y a des fanfares vous ont trompé.
Le candidat malheureux du scrutin de 2018 a félicité les militants de l’UDPS qui ont exigé à Félix d’exhiber l’accord signé avec Kabila.
« Je remercie les amis de l’UDPS qui ont demandé à Tshisekedi de leur montrer l’accord qu’il a signé avec Kabila.
Nous allons tous exiger ça. Félix Tshisekedi nous a fait la honte. Il a vendu le pays à Kabila”, a-t-il martelé.
Et comme on devrait s’y attendre, le candidat malheureux à la présidentielle de 2018 a couronné la journée par sa danse fétiche au rythme du public, fan de son exécution parfaite par cet homme politique.
Il a clôturé son entrevue avec le public aux alentours de 18h passées, compte tenus de la pluie et de la fatigue du voyage.
Signalons que Adolphe Muzito, le député Daniel Safu et Fidèle Babala ont été présents à ce meeting.
Les membres de Ensemble pour le changement, plateforme de Katumbi le président de Lamuka étaient à peine visibles. Ni Pierre Lumbi, ni Jacky Ndala, ni Endundo, etc.
TMB/ CONGOPROFOND. NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
