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M. Fayulu annonce la mise en place d’un cabinet, ce 20 janvier, pour accentuer son combat des réformes institutionnelles

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Le Président national de l’ECIDE, Martin Fayulu Madidi, a tenu son discours ce mercredi 30 décembre 2020 en rapport avec la situation politique.

Dàpres ce message diffusé sur la RTVS1, le candidat de la coalition Lamuka lors de la dernière présidentielle, pense que face à la crise de légitimité qui caractérise l’actuel pouvoir, il est temps qu’une alternative crédible prenne le dessus sur la médiocrité et la cupidité.

« Nous pouvons faire mieux, nous devons faire mieux. Pour y arriver, il est primordiale de rétablir le peuple congolais dans sa souveraineté, il est impératif d’obtenir une réelle alternative politique démocratique qui soit porteuse du véritable changement. Ainsi, la crise multiforme née du hold-up électoral de décembre 2018 ne peut se résorber que par des nouvelles élections justes, transparentes et crédibles. C’est pourquoi, devants l’histoire, des Congolaise et Congolais, j’en appelle au bon sens des forces en présence, évitons de répéter les mêmes erreurs qui, depuis 1960, ont plongé notre pays dans un cycle perpétuel de crise de légitimité. Gardons à l’esprit notre loi fondamentale. Celle-ci renseigne, dans son exposé de motif, que tous les temps que les institutions de la République et leurs animateurs seront illégitimes, la RDC restera plongée dans des crises récurrentes qui plombent sa stabilité et son développement. Il ne s’agit pas d’une hypothèse mais d’un constant et les évènements auxquels nous assistons aujourd’hui donnent toute sa raison d’être au contenu de l’exposé de motif de la constitution », a déclaré le candidat de la coalition Lamuka lors de la dernière présidentielle.

À l’en croire, « une majorité parlementaire préfabriquée, même si elle est subvertie, conserve son caractère artificiel et donc illégitime, alors sous couvert de l’utilisation abusive du pragmatisme ou du réalisme politique. Combien d’expérimentations hasardeuses nous faudra-t-il encore dans notre pays pour que nous comprenions que la corruption n’engendre que corruption », s’est-il interrogé dans son message diffusé sur cette chaîne privée.

De ce fait, Martin Fayulu Madidi a rappelé la nécessité de mettre en application sa proposition de sortie de crise pour résoudre la question de légitimité.

« J’insiste sur ma proposition de sortie de crise de manière à ce que nous puissions entreprendre des réformes institutionnelles profondes et consensuelles entre parties prenantes sous les bons offices des leaders religieux de notre pays, avec l’accompagnement de la CIRGL, la SADC, la CEEAC, l’Union Africaine ainsi que les Nations-Unies. Ces réformes urgentes et nécessaires doivent porter sur la CENI, la Cour Constitutionnelle, l’armée, la police, la lutte contre la corruption, les droits de l’homme, la loi électorale, etc. « , a-t-il expliqué.

Pour y arriver, Martin Fayulu annonce dès janvier de l’année prochaine, la mise en place d’un cabinet pour accentuer le combat de la reconquête de la légitimité.

« J’annonce qu’à partir de ce 20 Janvier 2021, je mettrai en place un cabinet composé d’hommes et de femmes qui veulent que le Congo de Kimbangu et de Lumumba soit fort, digne et prospère, pour mériter le respect et l’honneur des générations futures, nous allons accentuer notre combat par des voies et moyens démocratiques afin de restituer au peuple son pouvoir de choisir librement ses dirigeants, la vérité des urnes », a-t-il fait savoir.

Il estime qu’il faudra donner la parole au peuple en organisant des nouvelles élections anticipées à tous les niveaux, à savoir la présidentielle, les législatives nationales et provinciales, sénatoriales, des gouverneurs, etc.

« C’est dans la mise en œuvre de cette proposition que se situe précisément notre responsabilité historique commune. Toute autre voie n’apportera que des solutions comestiques sans résoudre la question de fond qui est celle de la crise de légitimité des institutions et de leurs animateurs », a exhorté Martin Fayulu.

À lui de conclure: « Ceux qui se sentent délaissés par ce pouvoir de Kinshasa, votre Commandant est avec vous, je ne vous abandonerai jamais, sans oublier la diaspora, première source de financement de l’économie du pays ».

Il sied de noter que ce discours de Martin Fayulu est tombé à la date où les Congolais et Congolaises avaient voté lors des dernières élections (30 décembre 2018).

MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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