Santé
Lutte contre Monkeypox en RDC : Le gouvernement met en place une riposte structurée
Le gouvernement congolais vient de mettre en place une riposte structurelle afin de lutter contre la propagation du virus Monkey Mpox . L’annonce a été faite , jeudi 15 août par le ministre de la santé hygiène et prévoyance sociale Roger Kamba.
« Pour faire face à cette crise, le gouvernement a mis en place une riposte structurée autour de 3 axes d’intervention pour prévenir les contaminations et limiter la propagation du virus, le premier concerne la sensibilisation, le deuxième concerne la prévention sanitaire (vaccination, renforcement du dispositif de contrôle, etc.), et le troisième axe concerne la coordination, », a-t-il déclaré.
Le patron de la santé a exhorté tous les congolais à « s’impliquer afin de vaincre cette épidémie, en respectant scrupuleusement les gestes barrières ».
D’après le ministre de la santé, les kits seront déployés dans différents coins du pays, les cas identifiés seront pris en charge gratuitement et le suivi de surveillance épidémiologique sera permanent pour renforcer l’impact de la riposte et maintenir le contrôle.
Pour rappel, la variole simienne (Mpox) est une maladie contagieuse causée par un virus d’origine animale. D’abord connue sous le nom de « Monkeypox » en anglais, la maladie est caractérisée par des éruptions cutanées sévères.
Actuellement présente, cette épidémie a été déclarée en RDC à la fin de 2022. En 2023, plus de 14 000 cas suspects ont été signalés. À ce jour 15.660 cas suspects ont été recensés dont 548 décès dus à la maladie.
Willy Theway Kambulu/ CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
