Santé
Monkeypox tue 548 personnes en RDC, le gouvernement appelle à l’application des gestes barrières
Comme plusieurs autres pays du monde, la République démocratique du Congo, est touchée par la variole de singe dénommée « Monkeypox ». Les statistiques révélées ce jeudi soir lors d’un briefing co-animé par le ministre de la communication et médias et celui de la santé publique, font état de 15.660 cas enregistrés dont 548 décès.
Face à cette attaque meurtrière de la maladie, le gouvernement de la République invite la population à l’observance des mesures barrières pour stopper la chaîne de contamination.
« Pour prévenir contre la maladie de MonkeyPox , je vous conseille de vous laver les mains régulièrement, prendre une distanciation physique avec les personnes présentant les symptômes, décontaminer les véhicules , bateaux/ embarquements et autres moyens de transports« , a alerté le ministre de la santé Roger Kamba Mulamba.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a officiellement déclaré l’urgence sanitaire mondiale que présente cette maladie de MonkeyPox.
Cependant, le gouvernement congolais a fait une commande de 3, 5 millions de vaccins pour riposter contre la maladie. En même temps, il encourage la population à ne pas paniquer « de prendre des mesures car les maladies de variole obéissent au processus de contamination« .
Parmi les provinces touchées par cette épidémie en RDC, l’Équateur est en tête avec 5.356 cas suspects dont 485 cas confirmés et 298 décès. Elle est suivie du Sud-Kivu avec 2.213 cas suspects, 913 cas confirmés dont 17 décès, Sankuru 1.158 cas suspects dont 59 décès, Sud-Ubangi 1.069 cas suspects dont 49 décès, etc.
Willy Theway Kambulu/ CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
