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Lutte contre Ebola : l’INRB gratifié d’un don des USA en kits des tests pour des diagnostics rapides
Les États-Unis, par l’entremise des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), ont procédé à la remise d’un don de kits des tests rapides pour le diagnostic d’Ebola à l’INRB ce mardi 12 octobre 2021.
Occasion pour le représentant de CDC d’expliquer combien le gouvernement américain était fier de s’associer au gouvernement congolais pour lutter ensemble contre cette épidémie. Ensuite, il a souligné l’intérêt de cette action en ce moment: lutter jusqu’à éradiquer ce virus dont certains cas ont été encore récemment découverts à l’Est du pays.
Juste après la remise symbolique du kit, le professeur Dieudonné Mumba, directeur général ad intérim de l’INRB, a promis de veiller à ce que ces tests arrivent à destination et de se rassurer qu’on en fera bon usage.
Le Centre de prévention et contrôle des maladies (CDC) a établi un bureau en République Démocratique du Congo (RDC) en 2002. L’objectif principal du CDC au travers du PEPFAR est d’apporter un appui au Ministère de la Santé (MOH) de la RDC dans le but d’étendre l’accès aux services de lutte contre le VIH/sida, en incluant la prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PTME), les soins et traitements contre le VIH, et de renforcer les systèmes de santé, y compris l’amélioration de la qualité des laboratoires, l’information stratégique et le renforcement des capacités. Parmi les autres domaines de collaboration avec le ministère de la Santé figurent la surveillance de la grippe, la surveillance de la rage, les études épidémiologiques sur la variole des singes, le renforcement du programme d’éradication et de vaccination de la poliomyélite et l’assistance technique.
Ben Kapajika/congoprofond.net
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Crise à l’Est de la RDC : Après Kinshasa, les facilitateurs de l’UA à Kigali, un rapport très attendu à Addis-Abeba
Après une première étape à Kinshasa, les facilitateurs de l’Union africaine (UA) pour l’est de la République démocratique du Congo poursuivent leur mission diplomatique dans la région des Grands Lacs. Reçus jeudi 29 janvier par le président congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, les cinq anciens chefs d’État africains qui composent ce panel de haut niveau sont attendus ce vendredi à Kigali pour une rencontre avec le président rwandais Paul Kagame. La délégation se rendra ensuite au Burundi avant de présenter les conclusions de sa mission lors du prochain sommet de l’UA prévu à la mi-février à Addis-Abeba.

À Kinshasa, l’urgence de la désescalade et du dialogue
À Kinshasa, les échanges entre le chef de l’État congolais et les facilitateurs de l’UA, en présence de la médiation togolaise, ont porté sur la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC. Chargé d’accompagner les processus de paix dits de Washington et de Doha, le panel a pour objectif prioritaire de favoriser la désescalade des tensions, de maintenir le dialogue entre les parties et de promouvoir un rapprochement durable.
« Il s’agit de trouver des solutions africaines aux problèmes africains », a souligné un diplomate en poste en RDC, rappelant la volonté de l’Union africaine de reprendre la main sur les mécanismes de règlement du conflit. Une approche saluée par le président Félix Tshisekedi, qui a exprimé son soutien à cette initiative continentale lors de la séance de travail.
Un rapport attendu au sommet de l’UA à Addis-Abeba
À l’issue de cette tournée régionale, les facilitateurs devront remettre à l’Union africaine un rapport détaillé assorti de propositions concrètes. Ce document servira de base aux discussions lors du prochain sommet de l’organisation panafricaine. « Nous allons écouter les uns et les autres et voir ce qui peut être fait », a déclaré l’ancienne présidente éthiopienne Sahle-Work Zewde, insistant sur la nécessité d’une écoute inclusive et d’une approche pragmatique.
Kigali, première visite collective du panel
La mission se poursuit ce vendredi 30 janvier à Kigali, marquant le premier déplacement collectif de la délégation dans la capitale rwandaise. Cette étape intervient quelques semaines après la réunion d’harmonisation des processus de paix pour l’est de la RDC, organisée à Lomé, au Togo, à la mi-janvier. À cette occasion, les participants avaient souligné la nécessité de renforcer la médiation africaine. « L’Union africaine doit jouer un rôle déterminant » dans la mise en œuvre des processus de Washington et de Doha, avait alors affirmé le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe.
Si certains membres du panel, à l’instar de l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo (en charge des questions de défense et de sécurité ) se sont déjà rendus au Rwanda par le passé, d’autres effectuent leur première visite officielle à Kigali depuis leur nomination, notamment l’ancienne présidente centrafricaine Catherine Samba-Panza et Sahle-Work Zewde.
Cap sur Gitega, future présidence de l’Union africaine
Après l’étape rwandaise, les facilitateurs de l’UA sont attendus à Gitega, au Burundi, pour une première prise de contact avec les autorités burundaises. Ce déplacement revêt une importance particulière, le Burundi devant assurer la présidence tournante de l’Union africaine à partir du mois prochain.
À travers cette tournée diplomatique, l’UA tente d’insuffler une nouvelle dynamique à la recherche de la paix dans l’est de la RDC, en réaffirmant sa volonté de placer la résolution du conflit au cœur d’une réponse africaine concertée et crédible.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
