Société
Lubumbashi : quelques voiries quasi-impraticables après la pluie de ce matin
Les pluies qui se sont abattues sur la ville de Lubumbashi, ont rendu quelques artères impraticables. Selon un constat fait par Congo Profond.net, dans la matinée de ce mercredi 11 décembre 2024, les flaques d’eau stagnent et paralyse la circulation notamment sur les avenues Kiwele, Nyembo prolongée et Biayi prolongée, respectivement dans les quartiers Congo Kiwele, Gambela et Kasapa. Les usagers de la route qui empruntent ces voiries éprouvent des difficultés pour travailler.
«Quand il pleut, il y a des eaux qui stagnent dans les nids de poule qui se trouvent sur la route. L’état de l’avenue n’est pas bon. Les personnes de bonne foi peuvent nous aider à arranger cette route», a dit Eliance Elodi, motocycliste sur le tronçon Nyembo prolongée.
Les maisons de commerce qui logent l’avenue nyembo prolongée sont confrontées aussi à ce même problème et les immondices qui dégagent une odeur nauséabonde.
«Ces masses de terre que vous voyez, ce sont les gens de Kin Marché qui les ont amassés lorsqu’ils essayaient d’aménager cette route. Nous pensions que les gens qui habitent ce milieu aller prendre l’initiative de remblayer le terrain pour exhausser les terres mais rien n’est fait. De l’autre côté ils y ont jeté des immondices. Quand il pleut, ces flaques d’eau se remplissent et l’eau quitte son lit vers les ménages voisins», a expliqué Honoré Mubikayi, vendeur sur ce tronçon.
En outre, les fortes pluies remarquées ces derniers jours créent des inondations dans différentes contrées de la ville. Le dimanche 09 décembre dernier, la pluie a causé des inondations sur l’avenue Upemba, au quartier Katuba Kananga, provoquant des dégâts matériels.
Patient MBY, à Lubumbashi
Actualité
Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité
L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.
Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.
Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »
Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :
« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »
Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.
Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »
Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.
Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.
Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET
