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Actualité

Atelier de Lancement du Tribunal Permanent des Peuples : un cri de dénonciation pour les communautés locales en RDC

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Kinshasa, Ce mercredi 12 décembre 2024 marque le début officiel de l’atelier de lancement du Tribunal Permanent des Peuples , sous le thème “Impacts des Activités Extractives sur les Communautés Locales Victimées en RDC”. Ce tribunal se veut un espace d’expression pour les communautés affectées par les activités extractives, leur permettant de dénoncer les violations de droits dont elles sont victimes.

Le coordonnateur de la  Corap , Emmanuel Musuyu, a ouvert l’événement en soulignant l’urgence de la situation : « Le tribunal vient pousser le problème sur le droit des communautés locales qui sont tous les jours violés par ces activités d’exploitation. La grande question posée est : ces communautés ont-elles l’espace pour réclamer leurs droits ? »

Musuyu a insisté sur la nécessité de créer un cadre où ces voix peuvent s’exprimer librement : « Il faut mettre en place un espace qui permet librement à ces communautés de présenter les problèmes qu’elles vivent. C’est ça, le Tribunal Permanent des Peuples. »

Jean Claude Katende, président national de l’association africaine de défense des droits de l’homme (Asadho), a également pris la parole pour aborder l’impact des activités extractives sur la sécurité et le bien-être des communautés locales. Il a déclaré : « L’exploitation des ressources naturelles en République Démocratique du Congo se fait généralement en violation des droits humains, de l’environnement, et du bien-être des communautés. »

Maître Katende a également mentionné l’importance des initiatives au niveau national et international pour établir des normes de respect par les exploitants : « Il est essentiel de mettre en place des normes qui, si elles sont respectées, pourraient minimiser les abus. »

L’atelier de lancement se poursuivra ce jour à la même salle, avec l’espoir que cette initiative contribuera à une meilleure protection des droits des communautés locales et à une exploitation responsable des ressources naturelles en RDC.

Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET

Politique

États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito

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L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.

Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.

Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?

Junior Kasamba

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