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L’Ong YPDA présente les résultats de l’impact socioéconomique du Covid-19 en RDC en août prochain
L’organisation non gouvernementale YOUTH PROGRAM FOR THE DEVELOPMENT OF AFRICA (YPDA) avec l’appui financier de TRUST AFRICA a organisé, fin juin et début juillet, une enquête sur le diagnostic d’impacts communautaires des mesures sécuritaires mises en place par les autorités gouvernementales afin de lutter contre la COVID-19. Cette étude s’étend sur la période allant du mois de mai au mois d’août 2021.
Pour y arriver, cette ONG commence par deux journées de réflexion à l’intention des acteurs politiques, des parlementaires, des acteurs de la société civile, des leaders communautaires ainsi que des autorités policières et militaires.
D’après Gaston MONGHA, président du conseil d’administration de cette ONG, l’objectif était d’associer des acteurs clés à l’étude en vue de trouver des résultats escomptés. « Les résultats de ces assises seront contenus dans le rapport qui sera produit par cette ONG d’ici le mois d’août 2021 et permettront de mener une activité de plaidoyer à l’intention des décideurs et responsables des services de sécurité », explique-t-il.
Des résultats attendus de cette étude sont, entre autres, les dirigeants et responsables des services de sécurité de la RDC s’engageront à préserver et à respecter les droits humains et libertés individuelles. Les violences, violations des droits humains commises par les forces de sécurité à la suite des mesures sécuritaires contraignantes mises en place à fin de lutte contre la COVID-19 devront diminuer de 70%, les citoyens congolais jouissent de leurs droits et libertés individuelles, s’expriment et leurs voix sont prises en compte par les dirigeants au travers les actions citoyennes, les positions et perceptions communes des citoyens congolais sont identifiées, publiées et font l’objet d’une prise en considération par les responsables. L’impact communautaire des mesures sûres est documenté et publié.
Jeff Mbuyi/CONGOPROFOND.NET
Actualité
Ebola en RDC : Félix Tshisekedi convoque une réunion de crise face à une nouvelle souche inquiétante
Face à la résurgence de la maladie à virus Ebola dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a présidé dans la nuit du lundi 18 mai une réunion de crise à sa résidence du Mont Ngaliema. Autour du Chef de l’État étaient réunis la Première ministre Judith Suminwa, plusieurs ministres sectoriels ainsi que le directeur général de l’INRB, le Dr Jean-Jacques Muyembe.
Au cours de cette rencontre d’urgence, le Président de la République a reçu le rapport préliminaire du ministre de la Santé publique, le Dr Roger Kamba, fraîchement revenu de la province de l’Ituri, considérée comme l’épicentre de cette nouvelle flambée épidémique. Selon les autorités sanitaires, six zones de santé sont actuellement touchées : Mongbwalu et Rwampara, principaux foyers de l’épidémie en Ituri, ainsi que Bunia et Nyankunde dans la même province. Au Nord-Kivu, les zones de Butembo-Katwa et de Goma sont également concernées.
Le rapport présenté au Chef de l’État fait état de 513 cas suspects et de 131 décès enregistrés dans les différentes zones affectées. Toutefois, le ministre de la Santé a tenu à préciser que ces décès restent pour l’instant “suspects”, des investigations étant toujours en cours afin de déterminer lesquels sont effectivement liés au virus Ebola. Cette situation suscite une vive inquiétude au sein des autorités sanitaires congolaises, alors que les populations locales redoutent une propagation rapide de la maladie.
Face à l’urgence, le Président Félix Tshisekedi a instruit le gouvernement de prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour contenir la pandémie et interrompre la chaîne de transmission. Le Chef de l’État a notamment insisté sur le renforcement des dispositifs sanitaires dans les zones touchées, tout en appelant la population au calme et au strict respect des mesures barrières afin d’éviter une aggravation de la situation.
De son côté, le directeur général de l’INRB, le Dr Jean-Jacques Muyembe, a révélé que le séquençage complet du génome viral confirme la présence d’une variante Bundibugyo, génétiquement distincte des précédentes épidémies de 2007 et 2012. Selon l’épidémiologiste, cette souche proviendrait directement d’un réservoir animal et ne dispose actuellement d’aucun vaccin ni traitement spécifique approuvé. Le célèbre virologue congolais a été chargé d’activer sans délai le protocole médical qui avait permis à la RDC de juguler les précédentes flambées d’Ebola.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
