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Santé

L’OMS présente ses excuses aux victimes des violences sexuelles en RDC

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La commission d’enquête sur les violences sexuelles commises en République démocratique du Congo, pendant la période de la lutte contre l’épidémie à virus ebola instituée par l’organisation mondiale de la santé a rendu son rapport d’enquête.

Elle note dans son rapport que ces abus sexuels ont été facilités par des défaillances structurelles et de négligences individuelles. Ces actes ignobles ont été commis aussi bien par des agents locaux que par des fonctionnaires internationaux venus pour la riposte contre le virus Ebola entre 2018 et 2020.

C’est dans ce contexte que le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a présenté ces excuses aux victimes en ce terme: ” Je suis désolé. La première chose que je tiens à dire aux victimes et aux survivants c’est que je suis désolé. Je suis désolé, désolé de ce qui vous a été imposé par des personnes qui étaient employées par l’OMS pour vous servir et vous protéger”. Il promet par ailleurs des conséquences sévères contre les auteurs de ces actes lors de la conférence de presse de la commission d’enquête qui rendait ses conclusions.

Signalons par ailleurs que la commission d’enquête a identifié 83 auteurs présumés de ses actes dont 21 employés directs de l’OMS. L’OMS a ainsi mis un terme au contrat des quatre agents cités dans cette affaire ainsi que des hauts responsables qui sont placés en congés administratifs.

David Mukendi/ Congoprofont.net.

À la Une

Drogue “Bombé” : Les composantes, enfin, révélées scientifiquement, place maintenant à la sensibilisation et l’éducation !

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En date du 25 août 2021, le Programme national de lutte contre la toxicomanie (PNLCT) a prélevé un échantillon de la fameuse drogue ‘Bombé” à Kinshasa -Lukunga plus précisément, qui a été envoyé à KU Leuven en Belgique par le biais du Département de toxicologie de l’Université de Lubumbashi en vue des analyses physicochimiques.

L’échantillon prélevé a été analysé au laboratoire de toxicologie de la KU Leuven dirigé par le Professeur Jan TYTGAT par la méthode Triple QUAD-LC MS/MS et confirmé par Q-TOF-MS. Le PNLCT avec le soutien du Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévention a eu l’occasion non seulement de partager les résultats de ces analyses, mais également de présenter la série d’actions prévues en vue de contribuer à la lutte contre la consommation de cette substance très nocive surtout dans les milieux des jeunes.

L’analyse en laboratoire au moyen TRIPLE QUAD LC-MS/MS (une technique analytique puissante qui associe le pouvoir de séparation de la chromatographie en phase liquide à la capacité d’analyse de masse hautement sensible et sélective de la spectrométrie de masse à triple quadripôle) a révélé la présence de l’héroïne, de la morphine, de la codéine, de la noscapine, du thebacon, de la papaverine, de la caféine en quantité abondante et du paracétamol. Cette analyse a été confirmée par la méthode Q-TOF-MS (technique de détection en spectrométrie de masse permettant de détecter et d’identifier des molécules par mesure de leur rapport masse sur charge).

Dans le même registre de la lutte contre l’abus de drogues en RDC, la WFAD a obtenu un financement de l’organisation suédoise ForumCiv organisation suédoise de coopération au développement non affiliée politiquement et qui travaille dans le domaine des droits de l’homme et des droits civils) pour effectuer une pré-étude sur la cartographie des organisations opérant dans la lutte contre l’abus de drogues à Kinshasa.

De novembre 2021 à avril 2022, la WFAD et ses partenaires PNLCT, ECOLE DE CRIMINOLOGIE de l’Université de Kinshasa et INTERACTIONS RDC, ont effectué une pré-étude. Cette pré-étude avait pour objectif principal de faire la cartographie des ONGs oeuvrant dans la lutte contre l’abus de drogues dans quelques communes de la Ville de Kinshasa. La WFAD( World Federation Against Drugs) et tous ses partenaires ayant travaillé dans ce projet, ont saisi l’occasion pour présenter également les résultats de cette pré-étude menée sur terrain.

La WFAD avait mis en place un comité tripartite de pilotage de la pré-étude composé du Ministère de la Santé Publique, représenté par son programme spécialisé PNLCT, et de l’Université de Kinshasa représentée par l’Ecole de criminologie. Les descentes sur terrain ont été lancées en janvier après une formation de 5 jours en application de collecte et analyse des données KoBocollect pour tous les enquêteurs; et 5 communes de la ville de Kinshasa ont été visitées, à savoir Kinshasa, Makala, Ngaliema, Selembao et Barumbu qui constituent la zone WFAD dans laquelle un projet important d’accompagnement et de prise en charge des jeunes Kuluna est en train d’être réalisé dénommé “Jeunesse Sobre-Communautés Plus Saines : Transformer les Jeunes Violents à Kinshasa” financé par la Coopération Suédoise.

Le Professeur Raoul Kienge Kienge, Directeur de l’Ecole de criminologie de l’Université de Kinshasa a déclaré: “Le rapport de la pré-étude présente le contexte dans lequel elle a été demandée, les objectifs spécifiques, la méthodologie utilisée, la présentation et l’interprétation des résultats, les forces et faiblesses ainsi qu’une conclusion présentant quelques recommandations.”

La pré-étude a révélé que le domaine de l’abus de drogue dans les 5 communes sélectionnées est géré par les organisations de la société civile (structurée majoritairement en organisations non gouvernementales, en association socio-culturelle et en organisations confessionnelles), car aucune initiative à caractère étatique n’a été identifiée.

En effet, il ressort clairement de cette pré-étude que 77% des organisations identifiées sont du niveau national contre 20% du niveau local (provincial) et 3% du niveau international. La plupart d’organisations identifiées ceuvrent dans la prévention soit 46% et le traitement de l’abus de drogue est le domaine d’activité le moins investi par les organisations identifiées.

Dans l’ensemble, les organisations identifiées offrent l’accompagnement psychologique comme l’unique approche de prise en charge alors qu’il faut une prise en charge holistique et intégrée dans les zones de santé par l’accompagnement psychosociale, la désintoxication et le sevrage. Il se dégage donc que face à l’immensité des défis liés à une gestion adéquate de l’abus de drogues, la pré étude montre un déficit de réponse adéquate.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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