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Santé

Butembo : Ouverture de la revue annuelle des soins de santé primaires en DPS Nord-Kivu

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La revue des soins de santé primaires de la Division provinciale de la santé (DPS/Nord-Kivu) a été officiellement ouverte ce mercredi 29 avril à Butembo. C’est l’autorité urbaine, le commissaire supérieur principal Mowa Baeki Telly Roger, qui a lancé cette activité au Centre Uhai Kikyo. Il a appelé les prestataires de soins de santé à privilégier l’intégrité dans l’exercice de leur métier, plutôt que la recherche du gain et de la gloire.

« Je profite de cette occasion pour remercier les prestataires de soins de santé qui font preuve de leur serment, les poussant à jurer d’être fidèles aux lois de l’honneur et de la probité. Leur premier souci doit être de rétablir, préserver ou promouvoir la santé dans tous ses aspects physiques, mentaux, individuels et sociaux ; d’administrer les soins à l’indigent et à quiconque le demande ; de ne pas se laisser influencer par la recherche du gain et de la gloire ; de ne pas prolonger abusivement les agonies, ni provoquer délibérément la mort, mais plutôt de lutter pour soulager les souffrances du patient et de participer à l’information du public sur le bon usage des médicaments », a-t-il déclaré.

De son côté, le médecin chef de la Division provinciale de la santé Nord-Kivu, Gaston Lubambo, a indiqué que l’objectif général de cette revue annuelle est de contribuer à l’amélioration des activités sanitaires dans la province, dans le cadre de la mise en œuvre du plan de développement sanitaire et de la couverture santé universelle. L’objectif spécifique est notamment d’évaluer les recommandations formulées lors de la précédente édition. Cette revue, marquée par plusieurs travaux en carrefours, se déroulera durant cinq jours au Centre Uhai Kikyo de Butembo.

Dalmond Ndungo

Santé

Santé maternelle : Le monde manque d’un million de sages-femmes, un défi majeur aussi pour la RDC

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Plus de 3 000 sages-femmes, responsables politiques, chercheurs et acteurs du secteur de la santé issus de plus de 115 pays sont attendus à Lisbonne, au Portugal, à l’occasion du 34ᵉ Congrès triennal de la Confédération internationale des sages-femmes (ICM), qui s’ouvrira le 14 juin prochain. Au centre des débats, un constat préoccupant : le monde a besoin d’un million de sages-femmes supplémentaires pour répondre aux besoins croissants des femmes et des nouveau-nés.

Selon les dernières données relayées par l’ICM, 181 pays sont confrontés à une pénurie estimée à près de 980 000 sages-femmes. Ce déficit compromet l’accès aux soins de santé sexuelle et reproductive, aux consultations prénatales, à l’assistance qualifiée lors de l’accouchement ainsi qu’au suivi postnatal.

Pour les spécialistes, investir dans la formation et le déploiement des sages-femmes constitue l’une des stratégies les plus efficaces pour réduire la mortalité maternelle et néonatale. Une couverture adéquate en personnel qualifié permettrait de prévenir des millions de décès chaque année, tout en consolidant les systèmes de santé de première ligne et en favorisant des soins davantage centrés sur les besoins des femmes et des familles.

Un appel mondial à l’action

Placée sous le thème « Le monde a besoin d’un million de sages-femmes supplémentaires », cette 34ᵉ édition du Congrès se veut un véritable appel à l’action lancé aux gouvernements et aux partenaires techniques et financiers. Les organisateurs plaident notamment pour un renforcement des investissements dans la formation, le recrutement, l’emploi et la reconnaissance professionnelle des sages-femmes.

Un enjeu crucial pour la RDC

Cette problématique résonne particulièrement en République démocratique du Congo, où les défis liés à la santé maternelle et néonatale restent considérables, notamment dans les zones rurales et les régions affectées par les crises humanitaires et sécuritaires. L’insuffisance de personnel qualifié, les difficultés d’accès aux structures sanitaires et les disparités territoriales continuent de limiter la prise en charge des femmes enceintes et des nouveau-nés, contribuant à des indicateurs de santé maternelle encore préoccupants.

Le Congrès de Lisbonne devrait ainsi offrir une plateforme d’échanges pour partager les expériences, promouvoir les bonnes pratiques et mobiliser les décideurs autour d’un objectif commun : faire des sages-femmes un pilier incontournable des systèmes de santé et un levier essentiel pour atteindre la couverture sanitaire universelle.

Bibiche Mbete/CONGOPROFOND.NET 

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