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Lodja : Les radios de Mende et Okoto suspendues, OLPA stupéfait !
L’Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA), organisation indépendante de défense et de promotion de la liberté de presse, exprime sa stupéfaction après la suspension de Radio Télévision Losanganya (RTL) et de Radio Télé Grand Tam-tam Sankuru (RTGTS), stations privées de radio émettant à Lodja, dans la province de Sankuru, au centre de la République démocratique du Congo (RDC).
Ces deux médias appartenant respectivement à MM. Lambert Mende Omalanga et Jean-Charles Okoto Lolakombe, élus de Lodja, ont été suspendues, le 25 octobre 2022, par M. Bono Emakitshi, administrateur du territoire de Lodja lors d’une réunion de sécurité qui n’a duré que 15 minutes.
Il accuse ces médias de manque d’éthique et de déontologie journalistique, de menace d’attentat réciproque et d’incitation à la haine. Accusations consécutives à la diffusion des émissions spéciales au cours desquelles les journalistes se sont livrés à des invectives peu après la diffusion, le 24 octobre 2022, d’une conférence de presse de Jean-Charles Okoto sur RTGTS. Ce dernier a évoqué le conflit qui l’oppose à Lambert Mende, qu’il a traité de non originaire de Lodja. M. Joseph Omba Nyamulolo, responsable local du parti politique CCU (Convention des congolais unis), proche de Lambert Mende, a été invité à une émission spéciale sur RTL animée par Léon Pamodima, pour démentir les propos tenus par M. Charles Okoto.
Les sièges de ces radios ont été assiégés par la police, le 26 octobre 2022, pour faire respecter la décision de suspension de l’administrateur du territoire.
Tout en déplorant cette suspension à durée indéterminée, OLPA appelle néanmoins les journalistes de cette cité à plus de responsabilité dans l’exercice de leur métier.
Tsheque Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression
Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.
À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.
« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.
Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.
Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.
De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.
Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.
Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
