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L’inopportunité d’attaquer Alexis Gisaro : Une Motion de censure précipitée ?
Au cœur de l’échiquier politique, l’actualité récente a soulevé des questions brûlantes concernant l’opportunité d’une motion de censure contre Alexis Gisaro, Ministre d’État en charge des Infrastructures et Travaux publics. À peine une semaine après avoir brillamment répondu à trois questions orales des députés, une telle démarche semble non seulement hâtive mais également malvenue.
Lors de la plénière, mle Ministre d’État Alexis Gisaro avait su susciter un débat constructif, offrant des réponses détaillées et des perspectives sur les défis auxquels il fait face. Les députés, y compris ceux qui avaient posé les questions, ont exprimé leur satisfaction, soulignant l’importance de l’évaluation de ses actions dans un délai de trois mois.
Cette approche collégiale, axée sur la patience et l’évaluation, aurait dû poser les jalons d’un dialogue positif et d’un suivi rigoureux. Cependant, la décision de déposer une motion de censure le 22 novembre 2024, pour une mise à l’ordre du jour le 25 novembre 2024, interroge. Quelles sont les motivations derrière une telle célérité qui frise la précipitation ?
À peine une semaine après que le ministre Alexis Gisaro ait reçu un soutien implicite, on assiste à une initiative qui semble contredire les promesses d’évaluation. Qu’est-ce qui a pu changer en si peu de temps pour justifier une telle attaque avec la bénédiction d’une partie des députés de l’UDPS, parti présidentiel et membre éminent de l’Union Sacrée pour la Nation dont est issue la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka ?
Les accusations de complot ne sont pas à écarter dans ce contexte. Une telle précipitation pourrait en effet être perçue comme le fruit d’intérêts politiques personnels ou d’une volonté de déstabilisation. Dans un environnement où la confiance et la coopération sont essentielles, cette motion apparaît comme une manœuvre qui pourrait nuire davantage à la politique d’infrastructures qu’elle ne contribuera à son amélioration.
Il est crucial de se demander si cette motion de censure est réellement dans l’intérêt du pays. En agissant ainsi, les opposants au ministre risquent de créer un précédent dangereux, où la stratégie politique prend le pas sur le bien commun. La vraie question demeure : les ambitions politiques personnelles justifient-elles une telle intransigeance, au détriment d’une évaluation juste et constructive ?
L’attaque contre Alexis Gisaro, si proche d’un consensus constructif, semble non seulement inopportune mais également contre-productive. Au lieu de favoriser un climat de collaboration, elle pourrait exacerber les divisions et compromettre l’avancement des projets d’infrastructures essentiels. Il est temps de réfléchir à des approches plus stratégiques et moins impulsives pour mener notre pays vers l’avenir.
Tchèques Bukasa/CongoProfond.net
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
