Politique
L’ingérence de l’ingratitude : Quand l’impolitesse innée fracture le Haut-Uélé
Dans le paysage tumultueux de la politique du Haut-Uélé, un vent d’ingratitude souffle, laissant derrière lui des remous d’impolitesse qui ébranlent les fondations de la respectabilité et de la décence. Des jeunes lieutenants, avides de pouvoir et aveuglés par leur propre ambition, osent franchir des lignes morales intangibles en insultant la femme qui est la mémoire et l’héritage du feu Gouverneur vénéré Docteur Lola Kisanga.
Cet acte abject révèle une culture politique dénuée de reconnaissance et de respect, où la mémoire des bâtisseurs est foulée aux pieds pour servir des intérêts éphémères et égoïstes. L’impunité de ces actes irrespectueux soulève des questions profondes sur l’éthique et la moralité de ceux qui prétendent gouverner. Déjà, d’aucuns ignorent leur mentor actuel Bakomito Gambu en se présentant en partenaires.
Comment des individus qui n’ont encore rien réalisé peuvent-ils se permettre de piétiner l’héritage d’un visionnaire qui a façonné les fondations mêmes de la province du Haut-Uélé ? L’arrogance de la jeunesse politique se mue en une arrogance insensée, aveuglant leur jugement et ternissant l’image de toute une génération en quête de légitimité. Le combat politique n’autorise pas n’importe quelle infamie.
Au-delà de l’affront personnel infligé à la veuve de ce feu Gouverneur qui a aidé plus d’un, c’est l’ensemble de la société du Haut-Uélé qui est touchée. Lorsque le respect et la reconnaissance ne sont plus des valeurs cardinales, la confiance envers nos dirigeants s’érode et la cohésion sociale s’effrite. L’impolitesse est toujours intentionnelle. C’est le parfait reflet de l’ingratitude.
Un tel comportement irrespectueux révèle non seulement un manque de maturité politique, mais aussi une perte de repères fondamentaux qui guident les actions des véritables leaders. Il est impératif que la jeunesse politique du Haut-Uélé se ressaisisse, qu’elle se rappelle que l’histoire ne pardonne pas l’ingratitude et l’impolitesse encore moins l’insensibilité de ceux qui ne les sanctionnent pas.
Seuls des actes de respect, de reconnaissance et de gratitude envers ceux qui ont pavé le chemin avant eux permettront de bâtir un avenir politique solide et durable. L’heure est venue de rejeter l’arrogance et de cultiver l’empathie, la sagesse et la responsabilité nécessaire pour gouverner avec intégrité et respect. Le manque d’éducation est l’impolitesse du désespoir.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Actualité
Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil
L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.
Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.
“Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.
Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.
Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
