Politique
Judith Suminwa Tuluka à la Primature : La RDC accélère sa masculinité positive
Au lendemain de la nomination de Mme Judith Suminwa Tuluka comme premier ministre, le porte-parole du gouvernement a co organisé un briefing spécial ce mercredi 03 avril 2924.
Thème : « Masculinité positive en RDC : avancées enregistrées et perspectives dans les secteurs de l’éducation, la santé et l’autononisation de la femme Congolaise».
Comme intervenants, Ministre d’Etat, Ministre de l’Environnement et Développement Durable, Eve Bazaiba Masudi et le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévention, Dr. Samuel Roger KAMBA MULAMBA. Avec ses deux collègues, le ministre Muyaya a déballé le contenu de la promotion de droits de femmes qui ne se limite pas seulement à la présence de femmes dans les instances de décisions mais dans tous les secteurs de la vie. Ce qui démontre réellement la masculinité positive du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi.
Pour la Ministre d’Etat, Ministre de l’Environnement et Développement Durable, Eve bazaiba, il y a des avancées très significatives.
« S’il faut parler de pourcentage de participation des femmes au Gouvernement. En 2017, 10% de femmes seulement selon l’UNPF. En 2018, 20%; en 2021, 27%; en 2023, 28%« , a-t-elle indiqué.
« Au niveau provincial 67 femmes sur 688 députés. Au Sénat: 3 femmes pendant la transition alors que le chiffre est plus élevé actuellement. Les femmes deviennent de plus en plus compétitives en dehors des efforts de politiques« , a-t-elle renchéri.
Eve bazaiba a également évoqué quelques cas d’exception de femmes dans de postes stratégiques du pays.
D’après elle, à la tête de certaines institutions et entreprises de l’Etat, on trouve de femmes: c’est le cas de la RTNC ; la banque centrale du Congo et dans d’autres instances de la République. « A la police nationale, nous avons environ 10% de femmes dans les instances décisionnelles et aux FARDC, nous avons des femmes dans le poste de commandement. Ces avancées s’expliquent par les lois votées au parlement.
En effet, avant la vote de ces lois, les femmes ne pouvaient pas exercer de postes de commandes à la police ou l’armée. Des femmes également sont visibles dans la diplomatie et elles représentent valablement le pays.
Pour sa part, le ministre de la santé Publique, Hygiène et Prévention, Dr. Samuel Roger KAMBA , est largement revenu sur ce
qui est fait pour la femme dans le volet gratuité de la maternité
» 70 mamans meurent chaque jour donc 1 femme à chaque heure meure en donnant la vie. Alors avec la gratuité de la maternité, le Chef de l’Etat visait d’abord qu’on puisse
ôter la barrière sur les femmes bloquées à la maternité par manque d’argent. Ainsi, 42 millions USD obt été rendus disponibles pour répondre à ce besoin de mamans« , a expliqué le ministre de la santé.
Eve bazaiba a sensibilisé sur la gravité de ce taux de mortalité maternelle et a ainsi invité à soutenir la vision de la maternité gratuite de la femme mise en place par le Chef de l’Eyat, champion de la masculinité positive.
Elle a évoqué aussi la Gratuité de l’éducation qui a permis à la jeune fille de retourner à l’école.
Eve bazaiba a salué le programme Excellentia de la fondation Denise Nyakeru Tshisekedi qui contribue au développement de la fille. Enfin, elle a fait un clin d’oeil à la première dame qui vient de lancer tres récemment la campagne » Nous sommes tous égaux« .
Cellule de communication
Actualité
Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil
L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.
Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.
“Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.
Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.
Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
