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Actualité

Linafoot-RDC : La guerre du M23/Rwanda impacte négativement sur le championnat national

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Face à la crise sécuritaire qui secoue l’Est de la République Démocratique du Congo, la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) tient une réunion d’urgence, ce jeudi 6 février 2025 en son siège à Kinshasa. Cette rencontre, qui réunira les dirigeants des clubs de Ligue 1 et 2, vise à discuter de l’avenir du championnat national de football, la Linafoot, suspendu depuis la fin de la phase aller et dont la phase retour peine à démarrer.

Cette réunion intervient dans un climat d’instabilité marqué par l’aggravation du conflit opposant les forces armées congolaises (FARDC) aux rebelles du M23, soutenus par l’armée rwandaise (RDF). Le 27 janvier dernier, la prise de la ville de Goma par le M23 a exacerbé la crise, rendant impossible la tenue normale des compétitions sportives dans la région.

Si la FECOFA n’a pas encore officiellement communiqué sur les principaux points à l’ordre du jour, il est fort probable que les discussions porteront sur la réorganisation du calendrier, la clarification des rôles et responsabilités des différentes parties prenantes, ainsi que sur la recherche de solutions pour assurer la poursuite du championnat malgré les contraintes sécuritaires.

Le conflit a eu un impact direct sur plusieurs équipes, notamment celles des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, qui sont dans l’incapacité de se déplacer pour disputer leurs matchs en retard de la phase aller.

Le cas le plus récent concerne le FC Étoile du Kivu de Bukavu, qui n’a pas pu se rendre à Kindu, dans la province du Maniema, pour affronter l’AS Maniema Union le dimanche 2 février, faute de moyen de transport aérien. Une situation similaire touche également l’équipe de Bukavu Dawa, qui a manqué son match en retard prévu ce mercredi 5 février à Kindu contre le même adversaire.

Par ailleurs, l’instabilité persistante dans l’Est du pays a entraîné l’arrêt brutal de la Ligue 1 dans la zone de développement Est B. Plusieurs clubs, notamment ceux de Beni, Butembo et Uvira, ont dû regagner leurs villes d’origine. De leur côté, l’AS Kabasha et l’AC Brésil de Goma sont actuellement bloqués à Bukavu, en raison de la fermeture de la voie lacustre depuis l’occupation de Goma par les rebelles du M23.

Alors que l’avenir de la Linafoot reste incertain, la FECOFA devra trancher sur les solutions à adopter pour permettre la reprise du championnat dans un contexte aussi difficile.

Cedrick Sadiki Mbala/CONGOPRONFOND.NET

Politique

États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito

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L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.

Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.

Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?

Junior Kasamba

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