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Evasion au cachot de Limete : 13 morts, dont 2 enfants, une quarantaine de détenus dans la nature !
indi corps sans vie ont été retrouvés à l’amigo du commissariat urbain de la Police Nationale Congolaise de l’entité administrative décentralisée de LIMETE suite à l’asphyxie la nuit du 1er au 2 février de l’année en cours, après une évasion. En réalité, a-t-on appris, 61 personnes y étaient incarcérées.
Des informations recueillies par CONGOPROFOND.NET indiquent 2 ou 3 enfants parmi les victimes. Ils y étaient incarcérés avec des majeurs faute de maison de transit.
Il faut dire que le Tribunal pour Enfants de Kinshasa/ MATETE que préside Madame le Président Fataki héberge les enfants en conflit avec la loi dans le même amigo que des adultes, faute de maison de transit conformément à la volonté du législateur congolais se référant à la loi 09/001 du 10 janvier 2009.
Un seul mineur n’a pas réussi à s’évader ne sachant où aller.
Interrogé, l’agent commis à la protection d’enfants dudit tribunal indique que le Tribunal pour Enfants de Kinshasa/ Matete n’a jamais disposé d’une maison de transit devant héberger les enfants en conflit avec la loi. Une situation connue des autorités tant judiciaires que gouvernementales.
Il sied de relever que cette problématique de mélange d’adultes et mineurs dans une même cellule devra rapidement être traitée sinon, en lieu et place de rééducation, la société va former des futurs criminels. » Placer des enfants en conflit avec la loi dans un même endroit avec des criminels de tout genre est synonyme de les inculquer les méthodes criminalistiques », renseigne un juriste.
La ministre des Droits Humains à du pain sur la planche.
MFUMU MPANDA/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
