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Linafoot D1: Lupopo corrige AC Kuya, Maniema Union ceinturée par US Tshikunku, AC Rangers et RCK font jeu égal !

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Ce jeudi 18 novembre, trois rencontres de la Ligue nationale de Football Division 1 étaient au rendez-vous. Saint Éloi Lupopo a bouclé son périple à Kinshasa avec une victoire devant l’équipe kinoise de l’Académie Kuya par quatre buts à deux (4-2). Toujours à Kinshasa, Racing Club de Kinshasa et l’académie Rangers ont fait un match nul (0-0). Et à Mbuji-Mayi, Maniema Union a été ténue en échec par l’ US Tshikunku sur un score identique d’un but partout (1-1).

Du côté des Cheminots de Lubumbashi, Katerega était le premier à ouvrir la marque à la 4ieme minute de jeu. Héritier Kasongo marquera le deuxième but à la 29ieme minute de la partie. A son tour Josué Kazema s’invite à la fête et marque le troisième but. Trois buts à zéro, le score à la mi-temps (3-0).

A la seconde période, les Kinois vont pousser jusqu’à réduire deux fois la marque à la 71ieme par Masika et Batu à la 78ème minute sur penalty. 4 buts à 2 score final.

Sur 4 matchs livrés à Kinshasa, les protégés de Jacques Kyabula ont fait deux matches nuls et deux victoires, soit 8 points avec 7 buts marqués et 4 encaissés. Son prochain adversaire est Sa Majesté Sanga Balende à Mbuji-Mayi le 20 novembre prochain.

Maniema Union fait match nul face à l’avant dernier du championnat national, l’US Tshikunku. Les locaux ont marqué en premier à la cinquième minute grâce à Lusiela et le but égalisateur des Unionistes viendra à la seconde période. Wango Michael, ancien de l’AS VCLUB, va sauver son équipe de la défaite en inscrivant son but à la 78ieme de la rencontre.

Après cette rencontre, Maniema Union est troisième du classement avec 18 points dans 9 matchs livrés et US Tshikunku à la zone rouge avec 5 points, 9 matches disputés.

Désiré Rex Owamba/Congoprofond.net

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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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