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RDC : CENI et IFES pour une collaboration d’un processus électoral réussi

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Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a pris langue avec une délégation de la Fondation internationale pour les systèmes électoraux (IFES) conduite par Mountaga Sylla, son représentant-pays, qu’accompagnaient Sibiri Ziao, directeur des opérations et finances, et Malikha M. Nsarhaza, coordinateur de programme, ce jeudi 18 novembre 2021.

Une visite de courtoisie, certes pour Mountaga Sylla, nouvellement arrivé en RDC, qui a saisi cette opportunité afin d’évoquer avec le président de la CENI les mécanismes du renforcement de cette collaboration existante depuis l’implantation de cette ONG internationale en RDC.

« Dans le cadre d’un projet financé par l’USAID et veillant sur l’intégrité des activités électorales, il était impérieux, depuis ma prise de fonction, d’échanger avec le président de la Ceni et évaluer les possibilités de collaboration pour une participation au processus électoral et par l’implication aussi de tous les acteurs électoraux afin d’aller vers des élections avec une inclusion de toutes les parties prenantes », a-t-il indiqué à l’issue de l’entretien.

Avant de renchérir : « Étant un fin connaisseur des opérations électorales et des activités de notre instance également, le président Denis Kadima s’est montré très réceptif à cette collaboration qui s’est installée depuis belle lurette. C’est en somme une continuité d’accompagnement dont nous avons évalué l’ensemble des besoins qui vont dans le sens des objectifs du projet ».

Pour la petite histoire, créée en 1987, cette fondation internationale fournit une expertise d’assistance technique aux organes de gestion électorale et intervient aussi dans la prévention et la gestion des conflits post-électoraux. En sus, dans ses attributions, elle accompagne les nouvelles démocraties et celles en transition en s’employant à la redynamisation de la société civile à travers une participation plus accrue et complète dans le processus électoral. Le tout est de favoriser la transparence et la confiance entre citoyens et politiques.

Benjamin Kapajika/CONGOPROFOND.NET

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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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