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Procès des » Prostituées chinoises » : 2 Chinois et un cadre des Affaires étrangères condamnés !
Le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe a rendu son verdict sur l’affaire du réseau de prostitution chinoise en RDC.
Deux chinois ont été condamnés en procédure de flagrance à 10 ans et 3 mois de prison pour proxénétisme et trafic des personnes à des fins sexuelles. Il s’agit du Chinois Ye Jing Parg et sa gérante.
Parmi la vingtaine des chinois arrêtés, huit autres Chinois ont été condamnés pour séjour irrégulier à mille dollars à chacun et 22 autres ont été acquittés.
Parmi les autres condamnés, il y a un Congolais qui répond au nom de Bernard Bula.
Chef de bureau de son état au ministère des Affaires étrangères, il a été condamné à 10 ans de prison pour usage de faux. Il a délivré des visas de courtoisie à ces Chinois qui n’en avaient pas la qualité.
Selon le Procureur de la République près le Parquet du Tribunal de Kinshasa/Gombe, Edmond Isofa, Bernard Bula a été interpellé la semaine dernière et a été libéré vers le soir à la suite de l’intervention d’une autorité.
Pour rappel, Ye Jing Parg et sa gérante, de nationalité Chinoise, ont été arrêtés lors d’une opération de police dans la commune de la Gombe dans une parcelle où ils hébergeaient des Chinoises qu’ils faisaient venir de la Chine. Elles transitaient par plusieurs pays pour d’atterrir en RDC.
Arrivées en RDC avec des visas de tourisme ou des visas aéroportuaires ou portuaires, ces Chinoises obtenaient des visas de courtoisie avec plusieurs entrées en RDC via des complicités locales.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »
Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.
Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer
Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.
Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.
La société civile hausse le ton
Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.
Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.
Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage
Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.
La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.
Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.
À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.
Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net
