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Libye : Un jeune leader propulsé au sommet, Hitam Al Zahaf nommé ministre de la Jeunesse
Le Premier ministre du Gouvernement d’unité nationale libyen a officialisé la nomination de Hitam Al Zahaf au poste de ministre de la Jeunesse. Une décision qui marque un signal fort en faveur de l’implication des jeunes dans les sphères de décision, en portant à la tête de ce département une figure issue directement des dynamiques d’engagement juvénile.

Un parcours dédié à l’autonomisation des jeunes
Diplômé de la cinquième promotion de la Bourse Nasser pour le leadership international, Hitam Al Zahaf s’est imposé au fil des années comme l’un des visages les plus influents de la jeunesse libyenne.
Son engagement s’est articulé autour de l’autonomisation des jeunes, du développement de leurs compétences et de leur participation active à la vie publique. À travers des initiatives nationales d’envergure, il a su fédérer des jeunes issus de toutes les régions de la Libye, créant ainsi une dynamique inclusive et porteuse d’impact.
Des responsabilités stratégiques et des projets structurants
Au cœur de plusieurs institutions de jeunesse, Al Zahaf a piloté des programmes ambitieux visant à faire émerger une nouvelle génération de leaders capables de soutenir le développement social du pays.
En tant que directeur de l’Administration de l’autonomisation des jeunes, il a supervisé la restructuration de projets clés et assuré le suivi des conseils locaux de jeunes. Il s’est également illustré à travers le programme « Leaders de l’Espoir », dédié à la formation de cadres compétents et engagés.
Son passage à la tête de l’Administration des programmes et activités de jeunesse l’a conduit à assumer des responsabilités nationales majeures, notamment la présidence du Haut Comité des camps de jeunesse et la participation à l’organisation d’élections et d’événements dédiés à la jeunesse.
Un engagement institutionnel et international affirmé
Sur le plan institutionnel, il a contribué activement au développement de Association des Auberges de jeunesse libyennes, en modernisant ses mécanismes de fonctionnement et en renforçant la coordination entre les différentes structures locales.
Au-delà des frontières libyennes, son influence s’étend à l’échelle régionale et continentale. Il siège notamment au Conseil de la jeunesse arabe, sous l’égide du Centre arabe de la jeunesse, et participe aux travaux de Union panafricaine de la jeunesse. Lauréat d’un programme de la Banque africaine de développement dédié aux jeunes leaders, il incarne une nouvelle génération tournée vers la coopération internationale.
Une reconnaissance saluée par le Forum international Nasser
Réagissant à cette nomination, le chercheur en anthropologie Hassan Ghazaly, fondateur du Forum international Nasser, a exprimé sa fierté.
Selon lui, l’accession d’un diplômé de la Bourse Nasser à une fonction gouvernementale de premier plan illustre la réussite d’un modèle de formation axé sur le leadership et l’engagement citoyen. Il souligne que ce programme dépasse le cadre académique pour devenir un véritable levier de transformation sociale dans les pays du Sud.
Un symbole d’espoir pour la jeunesse libyenne
En conclusion, le Forum international Nasser a adressé ses félicitations au nouveau ministre, saluant un parcours exemplaire et porteur d’espoir.
L’arrivée de Hitam Al Zahaf à la tête du ministère de la Jeunesse apparaît ainsi comme un tournant stratégique, susceptible de redynamiser les politiques publiques en faveur des jeunes et de renforcer leur rôle dans la construction de l’avenir de la Libye.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil
L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.
Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.
“Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.
Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.
Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
