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L’Evêque Martin Mutyebele de l’Église Nouvelle Jérusalem n’est plus

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Le pasteur de l’église « La Nouvelle Jérusalem » de Bruxelles , et surveillant national de l’ « Eglise de Dieu (Church of God) » en Belgique, l’Evêque Martin Mutyebele Lukanda, est décédé ce jeudi 29 septembre à Bruxelles de suite d’une maladie.

Docteur en théologie, l’Evêque Martin Mutyebele est né en 1950 en République Démocratique du Congo, il se convertit en 1970 et reçoit son appel en 1973 alors qu’il est étudiant à l’Université de Dakar au Sénégal. Pendant son séjour au Sénégal il devient Président du Groupe Biblique Universitaire et le reste pendant 4 ans. En même temps, il travaille avec une église Baptiste où il encadre les lycéens.

Ensuite, il adhère à l’église des Assemblées de Dieu nommée le Temple Evangélique et devient diacre à 22 ans.

Il doit ensuite quitter le Sénégal pour des raisons de santé. Il reprend ses études au Campus de Lubumbashi au Congo, où pendant cinq ans, il est président de la paroisse Universitaire Protestante du campus de Lubumbashi. En 1977, alors étudiant, il participe activement, avec l’évangéliste Suisse Jean Monod, à la création de la paroisse  » Viens et Vois « .

En 1980, il décroche son diplôme d’Ingénieur Civil métallurgiste.

Un parcours basé sur la vision de l’émancipation des peuples

En 1983, après 3 ans de chômage, il est engagé à la Gécamines (Ex- Sozacom, Société Zaïroise pour la Commercialisation des Minerais) il participe, à cette même période, avec le Michel Kayembe, à la création du Full gospel (Communauté des hommes d’affaires du plein Évangile) en RDC.

En mars 1985, il sera muté en Belgique. En quittant le Congo, il avait sur lui l’adresse d’une petite église dirigée par un Américain d’origine mexicaine du nom de John Tijerina, qui était déjà venu à Kinshasa. Deux semaines plus tard, le Pasteur Tijerina, ayant pris connaissance de son passé, lui demande de s’impliquer dans l’œuvre. Il crée alors l’Ecole du Dimanche et la chorale. Un mercredi soir, alors que l’orateur attendu désista, le pasteur Tijerina lui demande d’apporter la Parole. Chose qu’il fera dès ce jour-là et pendant les cinq mois qui suivront.

Un an plus tard, un Américain du nom de Dr Mc Clung, venu tenir un séminaire sur la croissance de l’église, insistera pour que le frère Martin Mutyebele devienne Pasteur. Après plusieurs refus, et à la quatrième demande de Dr Mc Clung, et la conviction venant de Dieu, au mois de juin 1986, il devient pasteur de l’église qui lui sera léguée deux mois plus tard suite à sa confirmation comme Pasteur par le Quartier Général de l’Eglise de Dieu à Cleveland au Tennessee (USA).

Sur base des enseignements bibliques et de la vision qu’il avait reçus, l’Evêque Martin Mutyebele a œuvré jusqu’à la fin de sa vie afin de former les membres de la diaspora congolaise et les autres chrétiens du monde à s’émanciper de la « mentalité d’esclave » afin de démontrer l’action et la foi divine dans la vie chrétienne de tous les jours. Un enseignement biblique basé sur les paroles d’évangiles prononcées par Jésus aux disciples qui avaient cru en lui : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. (Jean 8 : 31-32) »

En vue de cela, il avait toujours lutter contre le « plafond de verre » imposer à l’époque sur la communauté de la diaspora congolaise et de l’Afrique en général.

Le Dr Martin Mutyebele était marié au pasteur Rosiane Ngoi et fut le père de 6 enfants tous œuvrant dans l’église.

Thierry Mfundu/CONGOPROFOND.NET

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ASCITECH : Les élèves de 8ème font vibrer la créativité scolaire et lancent leur cercle littéraire

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À Kinshasa, au sein de l’Académie des Sciences et des Technologies (ASCITECH), école canadienne bilingue située dans la commune de Ngaliema, une activité culturelle d’envergure a captivé, ce mercredi 29 avril, l’attention : le lancement officiel d’un cercle littéraire initié par les élèves eux-mêmes.

Organisée en présence des autorités scolaires, des enseignants, des parents et des apprenants, cette cérémonie s’inscrit dans une dynamique de valorisation de la culture littéraire en milieu scolaire, tout en mettant en avant l’engagement et le leadership des jeunes.

Une cérémonie solennelle et participative

L’événement a débuté par l’exécution de l’hymne national, conférant à la rencontre un caractère solennel et patriotique. La coordination de la cérémonie a été assurée par l’élève Maheshe David, de la 8ᵉ année, illustrant de manière concrète l’implication des apprenants dans l’organisation et l’animation de cette initiative.

Ce cercle littéraire se veut un espace d’expression et d’épanouissement, où les élèves peuvent échanger librement leurs idées, partager leurs émotions et développer leur créativité. L’objectif est clair : promouvoir la lecture et l’écriture tout en renforçant la confiance en soi et l’esprit critique.

Des œuvres d’élèves révélatrices de talents

L’un des moments les plus marquants de cette activité a été la présentation des productions littéraires des élèves. À travers des résumés de romans rédigés par eux-mêmes, les participants ont dévoilé une diversité d’inspirations et une richesse de talents prometteurs.

Parmi les œuvres présentées, le roman « Au-delà des épreuves, ma reconnaissance » a particulièrement retenu l’attention. Il retrace le parcours d’Émilie, une jeune fille passionnée par l’art et le dessin, confrontée à de nombreuses épreuves dès l’âge de 12 ans, notamment la perte de son grand-père, figure essentielle de sa vie.
Son rêve de devenir styliste se heurte ensuite à l’opposition de son père. Après le décès de ce dernier, elle est contrainte de retourner en Afrique, où elle doit faire face à un mariage imposé par ses oncles. Malgré ces obstacles, Émilie fait preuve de courage et de détermination, parvenant finalement à réaliser son ambition.

À travers cette œuvre, l’auteure met en avant la résilience et la force intérieure, délivrant un message inspirant : même face à l’adversité, il est possible de se relever et d’accomplir ses rêves.

Des défis surmontés avec engagement

Lors de leurs interventions, plusieurs élèves ont reconnu avoir rencontré des difficultés, notamment en matière de correction linguistique et de structuration des textes. Cependant, ces obstacles n’ont en rien entamé leur motivation.

Au contraire, les participants ont exprimé leur satisfaction et leur fierté d’avoir pris part à cette expérience, qu’ils considèrent comme une étape déterminante dans leur parcours scolaire et personnel.

Un projet porteur d’avenir pour la culture littéraire

Avec le lancement de ce cercle littéraire, ASCITECH confirme son engagement à promouvoir les initiatives estudiantines et à renforcer la place de la littérature dans la formation des apprenants.

Ce projet ouvre des perspectives prometteuses pour l’émergence d’une véritable culture de lecture et d’écriture au sein de l’établissement, tout en offrant aux élèves un cadre durable d’expression, de création et de partage.

Marthe Tshibambe/Stagiaire UCC

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