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Insécurité à Kasumbalesa: le maire Kapampa en guerre contre les débits de chanvres et d’alcools frelatés

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Depuis son accession au statut de ville, Kasumbalesa ( Haut-Katanga) est en proie à l’insécurité.

Dans la nuit de ce mercredi à jeudi 29 août 2019, la sous-station a été visitée par des hors-la-loi armés et en tenue policière. Ceux-ci ont opéré dans une dizaine de maisons, emportant plusieurs biens des valeurs dont des colossale sommes d’argent.

Ce cas de banditisme, convient-il de noter, intervient au moment où le tribunal militaire de Kipushi siège en flagrance sur le cas de meurtre de Betty Mbuyi, une citoyenne tuée par balle. Une affaire opposant le ministère public aux présumés bandits José Bilomba et Tapis Rouge, tous deux arrêtés le lundi 26 août après une opération menée dans la cellule Golf.

au cours de cette audience le prévenu Bilomba est passé aux aveux, mais affirme n’avoir pas tué la dame Betty, car opérant seulement avec des armes blanches (Machette, pioche, barre de mine, bêche, etc.), déjà saisies par la justice.

Quant à Tapis Rouge, il déclare simplement son innocence dans ce dossier. L’audience se poursuit.

Face à la persistance de l’insécurité, le maire de la ville, André Kapampa, multiplie des contacts avec ses administrés. Ce jeudi 29 août 2019, le premier citoyen de la ville s’est entretenu avec plusieurs associations de la ville et la presse locale. Quelques résolutions ont été prises dont : l’installation des points chauds dans plusieurs cellules qui seront gérés par la population et la police,
la suppression dans 48 heures des débits d’alcools et de chanvres sur l’ensemble de Kasumbalesa.

Du côté de la Société civile, les réunions se multiplient pour la tenue d’une marche de protestation le mercredi 4 septembre avec comme point de chute la mairie où un mémo sera déposé à l’autorité urbaine.

Notons que ces bandits sont aussi accusés de viol de femmes et de jeunes filles.

Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET( KASUMBALESA)

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Sud-Kivu : à Bukavu, des messages appelant au retrait rwandais apparaissent le jour dédié à Lumumba

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La ville de Bukavu s’est réveillée, ce samedi 17 janvier 2026, dans une atmosphère particulière mêlant commémoration historique et messages politiques. Cette date, consacrée à la mémoire de l’Héros national Patrice Emery Lumumba, intervient dans un contexte sécuritaire et politique tendu au Sud-Kivu.

Des tracts dénonçant la présence rwandaise

Selon des images et témoignages relayés sur les réseaux sociaux, plusieurs tracts ont été aperçus dans différents quartiers de la ville. Ces messages dénoncent la présence rwandaise dans la province et appellent au retrait immédiat de ce qui est qualifié d’« envahisseurs rwandais ».

Dans l’un de ces messages, il est affirmé que « malgré la présence de l’armée rwandaise à Bukavu, la ville se réveille dans l’atmosphère particulière de commémoration de la journée de l’Héros national Patrice Emery Lumumba, le vrai ».

Un acte présenté comme patriotique

Les tracts visibles à Bukavu expriment une revendication claire. Ils exigent « le retrait des envahisseurs rwandais de la province du Sud-Kivu », un message que les auteurs présentent comme un acte patriotique.

Pour eux, cette mobilisation s’inscrit dans la continuité de l’héritage de Patrice Lumumba, figure emblématique de la lutte pour l’indépendance du Congo. Le texte souligne que cette cause est « une cause noble ayant précipité la mort du vaillant panafricain que les Congolais et les grands révolutionnaires du monde entier célèbrent à la date d’aujourd’hui ».

La Génération Z se revendique de la résistance

Les auteurs des messages se réclament notamment de la Génération Z congolaise. Ils estiment que « la population de Bukavu, jadis ville de la Résistance (…), s’invite dans la lutte de reconquête de l’indépendance de la RDC ».

Les slogans affichés se veulent également un avertissement, parlant d’« un message fort adressé aux envahisseurs rwandais, les avertissant de la couleur de l’ouragan populaire qui pointe à l’horizon ».

Après Goma, Bukavu à son tour

Cette action à Bukavu intervient au lendemain d’initiatives similaires rapportées à Goma.

« Hier, le 16 janvier 2026, c’était à Goma ; aujourd’hui, 17 janvier 2026, c’est le tour de Bukavu. Rien n’est hasard », peut-on lire dans le message. Les auteurs affirment qu’« quelque chose se prépare » et que « la population a déjà décidé de braver la peur ».

Des slogans explicites

Parmi les slogans diffusés figurent notamment :

« Retrait urgent des envahisseurs rwandais déguisés en rebelles »,

« Non à l’occupation rwandaise du territoire congolais »,

ou encore « On ne libère pas un peuple, mais un peuple se libère ».

Le message se conclut par une prise de position sans équivoque : « Bukavu dit NON aux M23 ».

Silence des autorités

Pour l’instant, aucune réaction officielle des autorités locales ou nationales n’a été rendue publique à propos de ces tracts et des messages qui les accompagnent. La situation reste suivie de près dans un contexte régional toujours marqué par de fortes tensions sécuritaires.

Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET

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