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Analyses et points de vue

Les ombres du financement : Qui soutient la milice force du progrès de l’UDPS ?

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Dans le paysage politique tumultueux de la RD Congo, la milice Force du Progrès de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) suscite des inquiétudes croissantes. Alors que le pays aspire à la paix et à la stabilité, les pratiques de financement de cette milice soulèvent des questions essentielles sur la transparence, l’éthique et la responsabilité.

Qui sont les véritables bailleurs de fonds derrière cette organisation quasi-paramilitaire ? Nous ne diffamons personne. Notre article se veut un appel à la vigilance et à la réflexion collective sur les implications de ce soutien. Force du Progrès se présente comme un groupe de défense des droits des citoyens, de conservation du pouvoir et d’appui à la politique de l’UDPS.

Cependant, plusieurs témoignages et enquêtes révèlent que cette milice est souvent utilisée pour réprimer les voix discordantes et maintenir un pouvoir en place par la force. Ce constat soulève des interrogations sur les véritables motivations de ceux qui financent cette milice. Qui sont les acteurs derrière le financement de la Force du Progrès ?

Les enquêtes révèlent une toile complexe d’individus et de groupes aux intérêts variés. Certains observateurs pointent du doigt des hommes d’affaires influents, désireux de garantir un environnement politique favorable à leurs activités économiques. D’autres évoquent des personnalités politiques en quête de pouvoir, prêtes à investir dans une milice pour assurer leur position.

Le soutien financier à la Force du Progrès ne se limite pas à un simple investissement. Il est le reflet d’une culture de l’impunité qui gangrène le pays. En renforçant cette milice, les bailleurs de fonds contribuent à la violence et à la répression, sapant les fondements de la démocratie. Les conséquences sont désastreuses pour le pays.

Les droits humains sont bafoués, la société civile est muselée et la confiance du peuple envers ses institutions s’effondre. Face à cette situation alarmante, il est impératif d’appeler à la transparence et à la responsabilité. Les citoyens doivent exiger des comptes à leurs dirigeants et aux acteurs économiques qui soutiennent ces milices.

Des mécanismes de contrôle doivent être institués pour surveiller les flux financiers et garantir que les ressources soient utilisées dans un cadre légal et éthique. Le financement de la milice Force du Progrès de l’UDPS est un sujet qui mérite une attention urgente et sérieuse. Il est temps pour la société civile, les médias et les organisations internationales de se mobiliser pour dénoncer ces pratiques.

Il faut que la nation exige des changements. La paix et la démocratie en RD Congo dépendent de notre capacité à faire la lumière sur les coulisses du pouvoir et à mettre fin à l’impunité. Ensemble, nous pouvons bâtir un avenir où la justice et les droits humains prévalent sur la violence et la corruption. La situation en Haïti est suffisamment éloquente pour l’éviter à Kinshasa.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Actualité

Ormuz sous verrou : Les gouvernements ouvrent les vannes, la RDC n’y déroge pas ( Décryptage d’Aldo Kamwanga, Expert du secteur des ressources naturelles et Consultant )

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Le souffle de l’histoire est devenu brûlant. Alors que Donald Trump vient de couper court à tout espoir de désescalade immédiate en annulant le vol de ses émissaires, Jared Kushner et Steve Witkoff, vers le Pakistan, et que Union européenne, réunie en urgence, dresse le constat d’un choc durable né des fronts iranien et ukrainien, la réalité nous rattrape à la pompe.

Le détroit d’Ormuz n’est plus une simple ligne sur une carte maritime ; c’est un garrot qui se resserre sur la gorge de l’économie mondiale. Avec une offre amputée de 20 % en un clin d’œil, le marché ne se contente pas de convulser : il délire. De Paris à Kinshasa, en passant par Nairobi, le pistolet à la pompe ne distribue plus seulement du carburant, il injecte un poison lent : l’inflation.

Les chiffres donnent le vertige et dessinent une géographie de la crise : +15 % sur le diesel au Kenya, +13 % en moyenne dans une zone Schengen où l’Allemagne frôle les 20 %, et un bond de 18 % au Royaume-Uni. Dans cet œil du cyclone, la République démocratique du Congo semble, pour l’heure, jouer les amortisseurs avec une hausse contenue sous les 10 %.

La perfusion : le grand retour de l’État-providence

Face au spectre d’une explosion sociale ( des “gilets jaunes” européens aux émeutes possibles à Luanda ou à Nairobi ) les dogmes libéraux volent en éclats. C’est le retour fracassant des subventions massives, cette “perfusion” financière devenue l’unique rempart, au grand dam des institutions de Bretton Woods.

L’Europe et son “quoi qu’il en coûte” : Bruxelles a ressorti les recettes de la crise sanitaire. La France et l’Allemagne subventionnent leurs secteurs vitaux à bout de bras. L’Espagne renonce à 5 milliards d’euros de recettes de TVA. Même la Belgique mobilise 80 millions d’euros pour éviter la paralysie des ménages les plus fragiles.

L’Afrique, elle, est au pied du mur : ici, on ne gère pas, on pare au plus pressé. Si Nairobi divise sa TVA par deux, Kinshasa opte pour l’électrochoc : une TVA à 0 %. L’objectif est autant politique qu’économique : bloquer l’effet domino avant que le moteur de l’économie réelle ne se grippe.

Le paradoxe du raffinage : dépendance africaine, repli européen

C’est ici que le bât blesse, et Organisation des producteurs de pétrole africains ne s’y trompe pas. Le paradoxe est cruel : l’Afrique déborde de brut, mais manque de produits finis.

Le constat dressé le 17 avril lors d’un webinaire de African Energy Commission est sans appel : sans une capacité de raffinage locale d’au moins 150 000 barils par jour et par région, le continent restera otage des soubresauts mondiaux.

Comme l’a souligné Lerato Mataboge, cette dépendance ( jusqu’à 80 % d’essence importée ) constitue une menace directe pour la souveraineté des réserves de change.

Pendant ce temps, l’Europe réduit ses capacités. Sous la pression de normes environnementales strictes et de la fin programmée du moteur thermique à l’horizon 2035, les raffineries ferment ou se transforment. L’exemple de Grandpuits illustre ce basculement : une victoire écologique, mais un affaiblissement stratégique à court terme.

Cap sur le 8 mai : Addis-Abeba, l’heure de vérité

Le prochain sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba ne sera pas une réunion de plus. Il doit marquer une riposte systémique.

Réserves stratégiques, interconnexion énergétique, accélération du solaire : le plan existe. En 2026, la transition énergétique n’est plus un luxe, mais une nécessité. L’indépendance ne se proclame plus, elle se construit.

Aldo Kamwanga/Expert et Consultant 

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