Santé
Les Latrines publiques dans les hôpitaux publics en RDC : Un danger silencieux ignoré par le ministre Samuel-Roger Kamba Mutamba
Dans les couloirs des hôpitaux publics en République Démocratique du Congo, un ennemi insidieux rôde, souvent négligé mais potentiellement dévastateur : les latrines publiques. Malgré leur aspect anodin, ces installations représentent un risque majeur pour la santé publique, menant à une prévalence alarmante des infections urinaires à Kinshasa et à travers le pays. Étrangement, le ministre de la Santé et de la Prévention Monsieur Samuel-Roger Kamba Mutamba semble avoir détourné le regard de cette menace grandissante, laissant ainsi les citoyens à la merci des conséquences dévastatrices de l’insalubrité.
Au cœur de la capitale kinoise, ces latrines, censées être des lieux d’hygiène et de soulagement, se transforment en incubateurs de maladies. Le manque d’entretien, le surpeuplement et l’absence de normes sanitaires adéquates créent un cocktail toxique propice à la propagation des infections urinaires et d’autres maladies infectieuses. Les patients, déjà affaiblis par la maladie, se retrouvent ainsi exposés à des risques supplémentaires, compromettant leur rétablissement et mettant en péril leur vie.
Pourtant, malgré ce tableau sombre, son excellence Monsieur le ministre de la santé et de la prévention semble fermer les yeux sur cette réalité brûlante. Pire, il n’y a jamais fait allusion dans aucune de ses innombrables allocations. L’absence de politiques publiques efficaces et d’investissements dans l’assainissement des infrastructures sanitaires aggrave la situation, laissant la population vulnérable et désespérée face à un ennemi invisible mais omniprésent.
Il est grand temps que le ministre de la Santé et de la Prévention son excellence Monsieur Kamba prenne conscience de l’urgence de la situation. Des mesures concrètes doivent être prises pour moderniser les installations sanitaires, mettre en place des protocoles d’hygiène stricts et sensibiliser la population aux risques associés aux latrines publiques insalubres. Il est impératif que la santé et le bien-être des citoyens passent avant toute négligence politique.
En somme, l’heure est venue de briser le silence et de faire face à la réalité brutale : les latrines publiques dans les hôpitaux publics de RDC représentent un danger imminent, un défi de santé publique qu’il est impératif d’affronter. L’ignorance n’est plus une option.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
