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Santé

Le cri silencieux des nourrissons, victimes du manque de politique sanitaire de Samuel-Roger Kamba Mutamba

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La RD Congo est le théâtre d’une tragédie silencieuse : la mort prématurée et évitable de milliers de nourrissons, résultat du manque flagrant d’une politique sanitaire nationale efficace pour la prise en charge de la petite enfance. Malgré les progrès réalisés dans d’autres domaines de la santé, la mortalité infantile demeure un fléau qui continue de frapper durement les familles congolaises les plus vulnérables.

Les chiffres sont alarmants : selon les données de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la RDC enregistre l’un des taux de mortalité infantile les plus élevés au monde, avec près de 84 décès pour 1 000 naissances vivantes. Les causes de ces décès sont multiples et souvent liées à des facteurs évitables tels que la malnutrition, les maladies infectieuses, les complications de la grossesse et de l’accouchement, ainsi que le manque d’accès aux soins de santé de qualité.

Pourtant, malgré cette réalité criante, son excellence Monsieur le ministre de la santé et de la prévention Samuel-Roger Kamba Mutamba peine à mettre en place une politique sanitaire cohérente et efficace pour protéger la santé et la vie des nourrissons. Les infrastructures de santé sont souvent défaillantes, les professionnels de santé peu formés et mal équipés, et les programmes de prévention et de prise en charge insuffisants. Dans ce contexte, les familles les plus démunies sont les premières victimes de ce système de santé défaillant, condamnées à vivre dans la peur constante de perdre un enfant.

Face à cette urgence sanitaire, il est impératif que son excellence Monsieur le ministre de la santé et de la prévention Kamba Mutamba prenne des mesures concrètes et immédiates pour enrayer la mortalité infantile en RDC. Il est crucial d’investir dans la formation et l’équipement des professionnels de santé, de renforcer les infrastructures de santé de proximité, de sensibiliser les communautés à l’importance des soins pré et postnataux, et de garantir l’accès universel aux services de santé de qualité pour tous les enfants du pays.

En fin de compte, la vie de chaque nourrisson congolais compte et mérite d’être protégée. Il est temps que la RDC fasse de la santé des enfants une priorité nationale incontournable, afin de mettre fin à ce cycle de souffrance et de deuil qui frappe trop souvent les familles congolaises. L’avenir de tout un pays dépend de la protection et du bien-être de ses enfants, et il est de notre devoir à tous de garantir un avenir meilleur pour les générations futures de la RDC.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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