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Analyses et points de vue

Les IXèmes Jeux de la Francophonie : Entre enjeux politiques et célébration culturelle et sportive à Kinshasa ( Par Claudine N., Analyste)

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Le décor est déjà planté à Kinshasa pour l’ouverture des IXèmes jeux de la Francophonie, prévus du vendredi 28 juillet au dimanche 06 août 2023.

En effet, quelques heures nous séparent de ce grand événement culturel et sportif, qui rassemblera pendant 10 jours, des milliers d’artistes et sportifs venus de 88 pays membres de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).

Cependant, signalons que ces jeux sont bien plus qu’une simple compétition sportive ou culturelle, c’est un véritable festival de la diversité culturelle et linguistique qui rassemble des participants de tous les horizons.

Depuis plusieurs jours déjà, des délégations des pays membres sont à Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo.

Aussi, peut-on ajouter, que la Francophonie, en tant qu’espace de partage et de dialogue, permet aux pays membres d’exposer leurs traditions, leurs coutumes, leurs arts et leur héritage culturel unique.

A Kinshasa, les visiteurs auront la chance de découvrir la richesse des cultures francophones à travers des représentations artistiques, des spectacles de danse, des expositions d’arts, et bien plus encore.

Cette grand-messe culturelle et sportive revêt d’une importance particulière pour la République Démocratique du Congo (RDC), pays hôte, qui tient à redorer son image à travers l’organisation réussie de l’évènement.

 » La RDC est heureuse et honorée d’accueillir ces Jeux d’envergure. Les Congolais ont hâte de vibrer pendant 10 jours au rythme de la francophonie « , a déclaré le Ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya.

Pour sa part, le Gouvernement congolais a dû relever des défis de taille, entre sécurisation de Kinshasa, construction d’infrastructures et financements.

L’enjeu est de taille pour le Président congolais, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, désireux de projeter l’image d’un pays stable et attractif, malgré les tensions dans sa partie.

Pour cette raison, la venue du Secrétaire Général de l’OIF, la rwandaise Louise Mushikiwabo, soulève pourtant des interrogations, au vu de récentes tensions entre Kinshasa et Kigali.

Qu’à cela ne tienne, le Gouvernement congolais se veut rassurant, soulignant le caractère apolitique de la Francophonie.

Malgré ces assurances du Gouvernement congolais, Louise Mushikiwabo ne sera pas présente à Kinshasa, soulignant le fait n’avoir reçu aucune invitation formelle de la part des organisateurs.

En revanche, il sied tout de même de souligner la présence non moins vitale à Kinshasa, de Caroline St-Hilaire, administratrice de l’OIF, depuis le mercredi 26 juillet dernier.

Au-delà des divergences politiques qui peuvent exister entre certains pays membres, la Francophonie demeure un pont qui relie les nations par la langue et la culture.

Il convient d’indiquer aussi que l’événement à Kinshasa souligne l’importance de maintenir ces liens dans un esprit de fraternité et de coopération. La diversité des participants aux jeux de la Francophonie démontre que malgré les différences, la langue française demeure un socle commun qui unit les peuples, favorisant ainsi la compréhension mutuelle et le respect des cultures.

Entre-temps, si les aspects politiques ne manqueront pas d’être présents en toile de fond, la fête s’annonce néanmoins belle sur le plan culturel.

 » Ces Jeux sont une magnifique vitrine de la richesse culturelle et linguistique des pays francophones « , a déclaré le Directeur du Comité d’organisation, Isidore Kwandja.

Et de poursuivre :  » Ces jeux laisseront un héritage précieux pour la jeunesse congolaise, car ils offrent une opportunité unique de promouvoir les valeurs du sport, de la culture, de l’inclusion et de la coopération ».

Rappelons que la cérémonie d’ouverture promet d’être grandiose avec 80.000 spectateurs attendus au Stade des Martyrs et des performances de plusieurs artistes congolais de renom et autres stars de la musique francophone.

Pendant 10 jours, le sport, la musique, la danse, le théâtre et la littérature mettront à l’honneur le talent de la jeunesse francophone et célébreront la langue de Molière dans toute sa diversité.

En définitive, une question fondamentale reste pendante : la magie de l’événement saura-t-elle faire oublier dans l’espace de quelques jours, les tensions politiques ?

Bref, la fête semble en tout cas bien partie pour être belle à Kinshasa.

Claudine N. /CONGOPROFOND.NET

Analyses et points de vue

RDC : Quid de la réinsertion familiale et la protection des enfants ? (Par Zagor Mukoko Sanda)

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Le profil social de Kinshasa est caractérisé par la pauvreté, les inégalités, les disparités dans les conditions de vie entre les différentes couches de la population. Dans la Ville de Kinshasa, on compte plusieurs catégories de groupes vulnérables : enfants et femmes en situation difficile, personnes du troisième Age, personnes vivant avec le VIH, personnes avec handicap, déplacés, malades mentaux, les personnes victimes de sinistres et calamités naturelles.

Les activités dans ce secteur sont assurées par le Ministère des Affaires sociales, en partenariat avec les Organisations non gouvernementales avec l’appui des organisations humanitaires internationales. Ces activités visent principalement l’assistance sociale, la récupération, la réinsertion socio-professionnelle.

En optant pour l’accompagnement des acteurs sociaux dans le travail social , le CEPEF s’est orienté principalement dans l’analyse des phénomènes sociaux et des pratiques professionnelles ,la vulgarisation des normes et standards de prise en charge des enfants en situation difficile et les activités de renforcement des capacités des acteurs sociaux dans le domaine de réinsertion et la protection des droits des enfants et leurs familles dont certaines ont élues domicile dans la rue.

CEPEF, structure de réflexion pour des pratiques innovantes

Il faut noter que le CEPEF est une organisation non gouvernementale initiée par les Chercheurs, les Experts en travail social qui œuvrent pour la promotion des droits et la protection de l’enfant et de la famille et la réinsertion socioéconomique des enfants et jeunes de la rue.

Le CEPEF a pour ambition de faire le point sur les savoirs et des pratiques professionnelles du travail social au profit de ses bénéficiaires. Il se focalise sur les rôles et les fonctions des travailleurs sociaux dans les structures publiques et dans celles du mouvement associatif congolais. Le CEPEF s’appuie sur les réalisations professionnelles dans une perspective actualisée qui permet d’entrevoir ce qui est effectivement reconduit aujourd’hui et ce qu’il faut impérativement faire advenir demain pour une coresponsabilité dans la protection de l’enfant dans la société.

Le Processus de Réinsertion

Un des objectifs du CEPEF est, d’une part, de renforcer les compétences de l’acteur social à mieux accompagner l’enfant en rupture familiale à s’intégrer réellement dans la société et rétablir la relation entre cet enfant et dans sa famille grâce au processus de réinsertion « IDMRS » à travers la scolarisation, l’intégration des enfants dans les différents mouvements de jeunesse.

A propos de l’aspect « rétablir la relation entre l’enfant et la famille « , il importe de faire remarquer qu’il renvoie au départ de la relation entre l’enfant et l’éducateur social ou l’assistant social. Le premier contact avec l’enfant, selon les acteurs sociaux, est très déterminant car il peut favoriser la réussite du processus en cas d’acceptation mutuelle. Pour parvenir l’acteur social utilise ses techniques professionnelles de base marquées par sa disponibilité à savoir : l’observation, l’entretien et l’écoute. Grace à l’identification de l’enfant, le travailleur social prend connaissance de l’enfant puisque ce dernier est appelé à décliner son identité, celle de ses parents, ses ambitions et son problème.

Par les enquêtes sociales, l’acteur social prend connaissance de la famille biologique ou élargie, jauge la possibilité de réunification familiale, établit un contact direct avec la famille, cherche l’implication effective de la famille au projet de réinsertion à court ou long terme de l’enfant.

Le processus de réinsertion demande beaucoup des moyens humains, matériels et psychologiques. Chaque enfant est un cas qui demande des moyens selon la gravité de sa situation car chaque enfant à son histoire spécifique.

Suivi psychologique pour les violences

Les cas les plus difficiles pour l’aboutissement de la réinsertion sont dans l’accompagnement psychosocial des enfants victimes des violences psychologiques, verbales ou physiques. L’apport des psychologues cliniciens est très déterminant pour redonner la confiance en soi annulée. L e CEPEF s’appuie l’expertise de l’équipe des psychologues cliniciens sous la responsabilité de la Sœur Professeur Jacky BUKAKA PhD et de la CT Etiennette Mukwanga.

La formation continue ou le renforcement des capacités est très indiqué, gage d’un bon résultat dans la protection de l’enfant dans les centres d’hébergement du territoire.

Zagor Mukoko Sanda

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