Actualité
Législatives 2023 : 196 femmes candidates à la députation nationale alignées par AADC
D’après des sources officielles du parti politique « Alliance pour les actions de développement du Congo »(AADC), 196 candidatures féminines ont été déposées aux prochaines élections législatives pour toute l’étendue du territoire national.
Grâce à cet alignement, précise le secrétaire général adjoint en charge des questions politiques, idéologiques et modérateur permanent de l’AADC, ce regroupement politique cher à Madame Adèle Kabena Muauka est classé parmi les huit premiers regroupements politiques qui ont aligné beaucoup de candidates a la députation nationale pour tout le pays.
Selon Bertin Masansa Mankemba Kasaka, ceci dans l’objectif de conquérir le pouvoir à ces élections afin d’accompagner le chef de l’État congolais Félix Tshisekedi.
« Sur 478 candidats qui ont été inscrits au tableau des élections législatives nationales dans notre regroupement politique, les femmes sont représentées dans l’alignement de candidats députés nationaux. Nous avons eu 273 candidates, après alignement et ce qui a eu comme problèmes, il y a certaines circonscriptions où les preuves de paiements sont arrivées en retard, après la publication des listes définitives de candidats par la CENI. Nous sommes restés avec 196 candidates sur toute l’étendue de la République », a-t-il fait savoir.
Toutefois, Bertin Masansa a promis l’alignement de 375 candidatures féminines au niveau provincial sur 716 candidats pour toute la République.
«J’espère que, dans l’alignement provincial, nous pouvons avoir 40 % sur le 716 candidats députés provinciaux que nous comptons aligner. Nous pourrons donc aligner 375 candidates », a-t-il précisé.
Félix Mulumba Kalemba/CONGOPROFOND.NET
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
