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Actualité

Le sang des innocents comme méthode gouvernance : Le RDF/M23, marque déposée de la terreur en RD Congo

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Ce mardi 16 septembre 2025, à Kateku (groupement Ikobo), un cultivateur du nom de Bango a été froidement exécuté par les éléments du RDF/M23. Son crime ? Avoir été faussement accusé d’appartenir aux Wazalendo, milices d’autodéfense congolaises. À Kashebere (territoire de Walikale), un motard-taximan a subi le même sort, accusé d’espionnage.

Ces meurtres ne sont pas des incidents isolés. Ils s’inscrivent dans une stratégie systématique de terreur, une “gouvernance par crimes” orchestrée par le Rwanda et son proxy armé, le M23, pour imposer leur domination sur l’est de la RD Congo. Le RDF/M23 n’est pas une rébellion congolaise. Il est la façade d’une occupation militaire rwandaise comme le documente un rapport de l’ONU.

Le Rwanda fournit au RDF/M23 “formation, matériel, renseignements et soutien opérationnel”, avec des preuves crédibles de la présence avérée de soldats rwandais dans ses rangs. Des officiers rwandais comme le général Baudoin Ngaruye (sous sanctions de l’ONU) dirigent les opérations sur le terrain. Le contrôle des mines d’or, de coltan et d’étain (comme à Rubaya et Walikale) finance cette guerre.

L’UE a sanctionné des responsables rwandais pour l’exploitation illégale des ressources congolaises. Le massacre de plus de 140 civils en juillet 2025 près du parc des Virunga n’est que la partie émergée de l’iceberg. Les méthodes du RDF/M23 incluent des civils abattus à l’arme lourde ou à la machette, corps jetés dans la rivière Rutshuru pour dissimuler les preuves. Des viols collectifs utilisés comme arme de guerre pour “briser la dignité” des victimes.

Des mineurs de moins de 15 ans enrôlés de force comme combattants ou esclaves sexuels. Paul Kagame justifie son intervention par la lutte contre les FDLR. Pourtant, les faits révèlent une autre réalité. Le Rwanda exporte illégalement des minerais congolais. En mars 2025, l’UE a sanctionné Francis Kamanzi, patron de l’agence rwandaise des mines, pour trafic de minerais. Le Rwanda a envahi le Congo à cinq reprises depuis 1996, toujours sous prétexte de “sécurité”.

La communauté internationale est complice par son inaction. L’accord de Doha (juillet 2025) est violé avant même d’être appliqué. Le RDF/M23 a quitté les négociations en août 2025. Aucun haut responsable rwandais n’a été traduit en justice malgré les preuves accablantes. Ils tuent les civils à la machette. Ils les font marcher jusqu’à la rivière. Ils tirent sur eux comme sur des animaux.

Les RDF/M23 interdisent aux Congolais d’enterrer leurs morts. Ils veulent nous priver de notre dignité jusqu’à la tombe. Le sang de Bango, du motard de Kashebere, et des millions de Congolais massacrés depuis 1996 crie vengeance. Mais la justice avance. La Cour Pénale Internationale a été saisie par Kinshasa. L’UE et les États-Unis durcissent les sanctions contre Kigali.

La société civile congolaise et internationale documente les crimes pour un futur tribunal. À Paul Kagame et ses complices : votre gouvernance par les crimes sera votre héritage maudit. L’histoire vous jugera, et le temps de la reddition des comptes approche. La RD Congo est le talon d’Achille de Paul Kagame. Le temps de la justice contre cette machine à tuer des populations civiles sous contrôle rwandais viendra.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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