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Analyses et points de vue

Le Général Ekenge : un pilier de la transparence et du renouveau au sein des FARDC

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La communication ferme et protocolaire du porte-parole de l’armée marque un tournant décisif dans la lutte pour l’intégrité et la sécurité de l’État. Dans un contexte où la confiance du public envers les institutions est primordiale, l’annonce faite samedi par le Général-Major Sylvain Ekenge, porte-parole des Forces Armées de la RD Congo (FARDC), a résonné comme un coup de tonnerre salutaire.

Avec une rigueur et une clarté remarquables, le Général Sylvain Ekenge Efomi a officiellement communiqué sur l’interpellation et l’assignation à résidence de plusieurs officiers généraux et supérieurs pour des faits hautement répréhensibles liés à la sécurité de l’État. Cette démarche, aussi rare que courageuse, place le Général Ekenge en première ligne d’une bataille essentielle : celle pour la reddition des comptes et la moralisation de la vie publique.

Loin d’être une simple formalité, sa déclaration incarne une rupture salvatrice avec les pratiques opaques d’un passé révolu. Ce qui frappe immédiatement dans l’intervention du Général Sylvain Ekenge, c’est son respect scrupuleux de la loi et de la procédure judiciaire. En rappelant avec une fermeté digne d’éloges que la loi interdit d’entrer dans les détails d’un dossier judiciaire au stade pré juridictionnel, il fait preuve d’une intégrité intellectuelle et professionnelle exemplaire.

Cette position n’est pas une frilosité, mais bien la manifestation d’une profonde compréhension des enjeux. Elle démontre que les FARDC, sous l’autorité de leur commandement, entendent agir dans le cadre strict de l’État de droit, sans précipitation ni sensationnalisme. La promesse de publier des détails » lorsque « le dossier sera fixé devant le juge est un engagement fort envers la transparence, tout en préservant l’intégrité de l’enquête.

C’est cette discipline qui construit une justice crédible et imparable. L’utilisation du terme « hautement répréhensibles » n’est pas anodine. Elle envoie un message sans ambiguïté à l’ensemble de la chaîne de commandement et à la nation tout entière : les comportements qui mettent en péril la sécurité de l’État, et donc la stabilité du pays et la sécurité de ses citoyens, ne seront plus tolérés. Le Général Ekenge, par cette annonce, devient le visage d’une nouvelle ère pour les FARDC.

Une ère où le mérite, la loyauté et le patriotisme doivent primer sur les intérêts personnels ou les compromissions. Cette action décisive renforce considérablement la crédibilité de l’institution militaire et restaure la confiance des citoyens en leur armée. Au-delà de l’annonce elle-même, c’est la figure du Général Ekenge qui s’impose. Dans un rôle de porte-parole souvent délicat, il incarne avec une autorité tranquille la voix d’une armée en mutation, déterminée à se débarrasser de ses éléments corrompus ou déloyaux.

Son professionnalisme et sa maîtrise de la communication officielle font de lui un atout indispensable dans ce processus de nettoyage et de modernisation. En prenant publiquement position, il assume un risque certain, mais c’est précisément ce courage qui force l’admiration. Il démontre que la loyauté suprême va à la République et à son peuple, et non à des intérêts de corps ou de clans. L’annonce du Général-Major Sylvain Ekenge est bien plus qu’un simple communiqué de presse.

C’est un acte fondateur. C’est la preuve tangible que la lutte contre l’impunité et pour la sécurité de l’État n’est pas un vœu pieux, mais une réalité en marche. La Nation tout entière peut et doit saluer la détermination et l’intégrité dont fait preuve le Général Ekenge. Son action, menée avec une rectitude morale et un respect absolu de la loi, ouvre la voie à une armée plus forte, plus respectée et entièrement dévouée à sa mission républicaine. En ces temps complexes, son leadership est un signal d’espoir et un puissant catalyseur pour l’avenir de la RD Congo.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Actualité

Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture

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L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.

Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.

Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.

La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.

Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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