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Analyses et points de vue

Prison centrale de Makala : un lieu de détention qui se mue en marché d’extorsion

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Malgré les récentes réformes engagées par le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, la prison centrale de Makala continue de susciter de vives inquiétudes. Si l’établissement affiche un visage reluisant lors des visites officielles et devant les caméras, la réalité quotidienne décrite par plusieurs familles de détenus est tout autre : un système d’extorsion organisé s’y serait installé, transformant la prison en un véritable marché parallèle.

Selon des informations recueillies auprès de multiples sources, notamment des proches de prisonniers, il est désormais interdit aux visiteurs d’apporter des vivres à leurs parents incarcérés. Une décision non annoncée officiellement, mais appliquée avec rigueur à l’entrée de la prison.

À la place, des boutiques auraient été installées à l’intérieur du complexe pénitentiaire. Les visiteurs y seraient contraints d’acheter des produits alimentaires à des prix exorbitants, parfois deux à trois fois supérieurs aux tarifs pratiqués sur le marché. Une pratique que plusieurs familles qualifient de « racket institutionnalisé », aggravant la précarité des détenus déjà confrontés à des conditions de vie difficiles.

Face à cette situation, de nombreuses voix s’élèvent pour demander l’intervention urgente du ministre de la Justice. Les citoyens appellent notamment à des inspections inopinées, sans préavis, afin de mettre fin à ce réseau d’extorsion qui profite de la vulnérabilité des prisonniers et de leurs proches.

La population espère que ces alertes ne resteront pas lettre morte et qu’une action rapide permettra de rétablir la dignité et la transparence dans la gestion de la prison centrale de Makala.

Benjamin Kapajika

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Peter Kazadi vs André Mbata : 2 zéros qui se disputent la première place du néant

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Il faut vraiment avoir perdu tout sens des réalités pour se lancer dans une bataille de courriers alors que le pays brûle encore dans l’Est et que le peuple crève de faim. André Mbata Mangu et Peter Kazadi Kankonde, deux noms qui ne font trembler intellectuellement personne sauf peut-être les feuilles de papier qu’ils noircissent. Ils s’envoient des lettres pour savoir qui est le plus important.

L’un, André Mbata Mangu Premier Vice-Président honoraire de l’Assemblée nationale et Secrétaire permanent de l’Union sacrée pour la Nation, brandit ses diplômes comme un gri-gri. L’autre, Peter Kazadi Kankonde Vice-Premier ministre honoraire de l’Intérieur et député national, parle d’une expérience tellement nocive et inutile que personne ne voudrait s’en inspirer et surtout dont le pays n’a strictement pas besoin.

Mais pendant qu’ils se chamaillent sur leurs CV, les Congolais, eux, comptent les morts dans l’Est et les jours sans électricité. Ces deux hommes occupent pourtant des fonctions qui devraient servir à quelque chose. Mais quand on regarde leurs résultats, c’est le désert total. Leur querelle n’intéresse qu’eux-mêmes. Pour le reste du pays, c’est juste le spectacle affligeant de deux ignorants qui se battent avec des mots qu’ils ne comprennent même pas.

Le premier, le Professeur André Mbata, est un vrai magicien. Son tour préféré : dire une chose un jour, et son contraire le lendemain, sans jamais rougir. Tout le monde a vu les vidéos où il jure sur tous les saints qu’on ne peut pas toucher à la Constitution. Il disait que c’était un crime grave, impardonnable. Aujourd’hui, le même homme, avec le même sérieux, explique qu’il faut tout changer. Et il est convaincu que le peuple a une mémoire de thon rouge.

Ce n’est plus un professeur de droit, c’est un vendeur de pagnes au marché : le matin le tissu est rouge, le soir il est bleu, selon le client qui paie. Voilà l’élite congolaise qu’on nous présente comme un grand savant : un homme dont la parole ne vaut pas un vieux billet de 100 francs. Il sait parler dans les grandes universités à l’étranger notamment en Afrique du Sud, mais chez lui, il est incapable de dire la vérité quand elle dérange ceux qui le nourrissent.

Quant au deuxième, Honorable Peter Kazadi Kankonde, c’est encore pire. On se demande chaque jour comment un homme aussi vide a pu devenir avocat. Ses propres confrères rigolent derrière son dos tellement il ne maîtrise rien du droit. La preuve ? C’est lui qui a écrit le fameux papier “mandat spécial” donnant le pouvoir à Jean-Marc Kabund comme Président intérimaire de l’UDPS. Il avait alors oublié de mentionner la Constitution et les règles du parti.

Juste oublié. Comme on oublie d’acheter le sel au marché. Résultat : depuis 8 ans, l’UDPS est bloquée, sans président clair, à cause de l’erreur d’un homme qui se dit juriste. Et cet homme-là ose aujourd’hui donner des leçons d’expérience ? Mais quelle expérience ? Celle de tout casser par bêtise ? Ces deux-là ne sont pas des élites. Ce sont des naufragés de l’intelligence qui se noient dans un verre d’eau et qui trouvent le moyen de se vanter de savoir nager. Le peuple, lui, regarde ça, pleure de rage et de honte.

Njila Mule/CONGOPROFOND.NET

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