Santé
Le fardeau du rhumatisme psoriasique en RD Congo : Samuel-Roger Kamba l’oubli dévastateur
Dans les tréfonds des réalités médicales de la RD Congo, une ombre silencieuse et persistante hante les personnes âgées : le rhumatisme psoriasique. Cette maladie, une combinaison insidieuse de symptômes débilitants du psoriasis et de l’arthrite, a trouvé un terrain fertile dans un environnement où les politiques de santé du ministre Samuel-Roger Kamba semblent l’avoir oubliée.
Dans ce pays riche en ressources mais marqué par des défis de santé publique monumentaux, les personnes âgées qui luttent contre le rhumatisme psoriasique se retrouvent abandonnées à leur sort. Dépourvues de structures de diagnostic adéquates et de protocoles de traitement accessibles, ces individus endurcissent une double peine : la souffrance physique et la souffrance psychologique.
La souffrance physique est cruelle : articulations enflammées, mouvements limités, douleurs lancinantes. Mais la souffrance psychologique est tout aussi dévastatrice. Se retrouver face à une maladie chronique non diagnostiquée, non traitée et mal comprise, c’est être confronté à l’isolement, à la détresse et à la désespérance. Et cela ne semble même pas préoccupé son excellence Monsieur le ministre Kamba.
Il est impératif que le ministre de la Santé, de l’Hygiène et de la Prévention Samuel-Roger Kamba prenne conscience de cette réalité bouleversante. Le rhumatisme psoriasique ne peut plus être relégué aux marges de l’indifférence. Des mesures concrètes doivent être prises : sensibilisation accrue, formation du personnel médical, accès facilité aux soins et aux médicaments.
Il est temps que la lumière de l’espoir perce à travers les ténèbres de l’abandon. Les personnes âgées atteintes de rhumatisme psoriasique en RDC méritent mieux que l’oubli. Elles méritent dignité, compassion et des efforts résolus pour alléger leur fardeau quotidien. La santé des personnes âgées est comme la richesse nationale. Il ne suffit pas de l’avoir. Il faut que le ministre Kamba fasse tout pour la conserver.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
