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Santé

La diarrhée et la rougeole en RDC : Des fléaux qui ne menacent pas la quiétude de Samuel-Roger Kamba

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Dans les rues de la RD Congo, deux ennemis silencieux se tapissent dans l’ombre, leur présence insidieuse dévorant la santé publique de l’intérieur. La diarrhée et la rougeole, des maladies souvent reléguées au second plan, se transforment en fléaux dévastateurs, semant la souffrance et la mort parmi une population déjà fragilisée.

La diarrhée, souvent considérée comme une simple nuisance, est en réalité un tueur silencieux, décimant les plus vulnérables avec une cruauté implacable. Les enfants, déjà affaiblis par la malnutrition et les conditions sanitaires précaires, succombent en masse à cette maladie évitable. Et cela, pas seulement dans les profondeurs de nos villages mais aussi en pleine Kinshasa.

Pourtant, le ministre de la Santé, de l’Hygiène et de la Prévention Samuel-Roger Kamba semble tourner le dos à cette menace, laissant les familles livrées à leur sort, impuissantes face à un fléau qui pourrait être contenu par des mesures simples mais efficaces. Surtout ne rien faire, rien changer et observer ingénument semble être la politique choisie par son excellence Monsieur Kamba.

La rougeole, quant à elle, s’abat tel un fléau médiéval sur une population sans défense. Alors que la vaccination offre une protection éprouvée contre cette maladie, l’absence de politique sanitaire adéquate laisse la porte ouverte à des épidémies meurtrières. Les enfants, principalement touchés, paient le prix fort pour l’inaction de certaines autorités, subissant des dommages irréparables ou perdant parfois la vie à cause d’une maladie qui pourrait être endiguée.

Face à ces menaces grandissantes, il est impératif que Monsieur Kamba se réveille de sa léthargie et agisse de toute urgence. Des campagnes de sensibilisation massives, un accès accru aux soins de santé de base, et une politique de vaccination rigoureuse sont des mesures indispensables pour endiguer ces fléaux et sauver des vies précieuses.

La santé publique en RDC ne peut plus se permettre de rester les bras croisés face à des ennemis aussi redoutables. La diarrhée et la rougeole ne doivent plus être reléguées au second plan, mais traitées avec la gravité et l’urgence qu’elles méritent. L’absence de politique sanitaire de Monsieur Kamba sur ces deux fléaux n’est pas simplement une négligence, c’est une condamnation à mort pour une population déjà en proie à trop de souffrances.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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