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Le député Josué Mufula formel: « Le RAM n’est qu’une escroquerie de l’épargne de la population…»
Le ministre des Postes, Télécommunications et Nouvelles technologies de l’Information et de la Communication (PT-NTIC), Augustin Kabasa Maliba, a été à l’Assemblée nationale ce mercredi 29 septembre 2021. Devant les députés nationaux, le ministre a eu à intervenir au sujet du Registre des Appareils Mobiles (RAM) en République démocratique du Congo.
Lors de cette séance plénière, l’élu de Goma, le député national Josué Mufula, a tenu à ce que le ministre Kibasa explique à l’opinion l’opportunité de la taxe RAM en RDC. Pour lui, cette taxe est un supplice de plus imposé à la population congolaise.
« Cette taxe est un joug de plus qui taraude les esprits de nos concitoyens dont le revenu mensuel est déjà trop faible. Elle est loin de rencontrer le slogan politique ‘’le Peuple d’abord’’ et fait croire qu’il existe tout un monde entre le dire et le faire », a-t-il fait remarquer.
Dans la foulée, Josué Mufula s’interroge sur comment cette taxe est imposée à tout le monde, même aux populations meurtries, comme ‘’les sinistrés du Volcan Nyiragongo qui se battent encore pour survivre’’. « Peut-on imaginer un seul instant qu’on impose telle taxe aux sinistrés du volcan Nyiragongo, qui jusqu’aujourd’hui se battent pour survivre, aux militaires qui se trouvent au front et qui ne savent pas communiquer avec leurs familles et leurs dépendants, aux enseignants qui touchent déjà des sommes modiques(…), il faut le dire sans ambages, cette taxe RAM est tout simplement l’escroquerie de l’épargne de nos pauvres populations », a-t-il laissé entendre.
A l’en croire la taxe RAM serait une bonne chose pour la nation congolaise si et seulement si elle avait pour mobile ‘’la création des ressources extrabudgétaires en vue de soutenir les forces armées et de sécurité’’, surtout pendant cette période où certaines régions du pays sont sous l’état de siège.
« A quoi sert réellement cette taxe, à part le fameux Wi-Fi de quelques heures octroyé aux quelques étudiants de certaines universités de Kinshasa ? », a-t-il insisté.
Notons que, dans son exposé, le ministre national des Postes, Télécommunications et Nouvelles technologies de l’Information et de la Communication (PT-NTIC), Augustin Kabasa Maliba, a fait savoir aux députés nationaux que 25 millions de dollars américains ont été déjà collectés depuis le lancement du Registre des Appareils Mobiles (RAM) en République démocratique du Congo.
Franck Kaky/CONGOPROFOND.NET
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Sud-Kivu : à Bukavu, des messages appelant au retrait rwandais apparaissent le jour dédié à Lumumba
La ville de Bukavu s’est réveillée, ce samedi 17 janvier 2026, dans une atmosphère particulière mêlant commémoration historique et messages politiques. Cette date, consacrée à la mémoire de l’Héros national Patrice Emery Lumumba, intervient dans un contexte sécuritaire et politique tendu au Sud-Kivu.

Des tracts dénonçant la présence rwandaise
Selon des images et témoignages relayés sur les réseaux sociaux, plusieurs tracts ont été aperçus dans différents quartiers de la ville. Ces messages dénoncent la présence rwandaise dans la province et appellent au retrait immédiat de ce qui est qualifié d’« envahisseurs rwandais ».
Dans l’un de ces messages, il est affirmé que « malgré la présence de l’armée rwandaise à Bukavu, la ville se réveille dans l’atmosphère particulière de commémoration de la journée de l’Héros national Patrice Emery Lumumba, le vrai ».
Un acte présenté comme patriotique
Les tracts visibles à Bukavu expriment une revendication claire. Ils exigent « le retrait des envahisseurs rwandais de la province du Sud-Kivu », un message que les auteurs présentent comme un acte patriotique.
Pour eux, cette mobilisation s’inscrit dans la continuité de l’héritage de Patrice Lumumba, figure emblématique de la lutte pour l’indépendance du Congo. Le texte souligne que cette cause est « une cause noble ayant précipité la mort du vaillant panafricain que les Congolais et les grands révolutionnaires du monde entier célèbrent à la date d’aujourd’hui ».
La Génération Z se revendique de la résistance
Les auteurs des messages se réclament notamment de la Génération Z congolaise. Ils estiment que « la population de Bukavu, jadis ville de la Résistance (…), s’invite dans la lutte de reconquête de l’indépendance de la RDC ».
Les slogans affichés se veulent également un avertissement, parlant d’« un message fort adressé aux envahisseurs rwandais, les avertissant de la couleur de l’ouragan populaire qui pointe à l’horizon ».
Après Goma, Bukavu à son tour

Cette action à Bukavu intervient au lendemain d’initiatives similaires rapportées à Goma.
« Hier, le 16 janvier 2026, c’était à Goma ; aujourd’hui, 17 janvier 2026, c’est le tour de Bukavu. Rien n’est hasard », peut-on lire dans le message. Les auteurs affirment qu’« quelque chose se prépare » et que « la population a déjà décidé de braver la peur ».
Des slogans explicites
Parmi les slogans diffusés figurent notamment :
« Retrait urgent des envahisseurs rwandais déguisés en rebelles »,
« Non à l’occupation rwandaise du territoire congolais »,
ou encore « On ne libère pas un peuple, mais un peuple se libère ».
Le message se conclut par une prise de position sans équivoque : « Bukavu dit NON aux M23 ».
Silence des autorités
Pour l’instant, aucune réaction officielle des autorités locales ou nationales n’a été rendue publique à propos de ces tracts et des messages qui les accompagnent. La situation reste suivie de près dans un contexte régional toujours marqué par de fortes tensions sécuritaires.
Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET
