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microMÉGA, l' »Autorité Orale », en concert Slam ce samedi 2 octobre

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L’artiste microMéga  » Le Verbivore » livre un spectacle de Poésie Slam ce samedi 02 octobre 2021 au centre culturel Miezi, situé dans la commune de Kasa-Vubu. Le Poète au Goût du jour usera de son « Autorité Orale » pour présenter des textes poétiques en spoken word, soutenus de musique et d’une mise en scène, pour faire passer les messages au public de manière plus vivante.

 » Le but du slam n’est pas uniquement de déclamer des poèmes mais aussi de délivrer, par les moyens de la poésie, des messages utiles à la société et de participer à la vie de la démocratie et à l’exercice de la liberté d’expression », a toujours dit cet amoureux des textes.

Ce spectacle de microMéga au centre culturel Miezi sera précédé d’un moment de scène ouverte de Slam, pour donner la parole aux autres slameurs et slameuses, afin que le public soit édifié et diverti par plusieurs talents.

Cet événement est organisé dans le cadre de la programmation culturelle de l’Espace Miezi, qui est à la base une maison d’éditions. Depuis sa création, convient-il de rappeler, ce haut lieu participe activement à la scène culturelle kinoise en organisant des événements. C’est aussi une activité organisée pour faire une sorte de retour du slam sur scène après cette longue période de repli forcé par la pandémie du Covid-19.

Soirée sans thème spécifique, microMEGA prévoit surtout d’explorer certains sujets d’actualité, avec des textes déclamés à la radio Top Congo dans le cadre de ses chroniques slam de tous les samedis matin. En plus de cela, l’Artiste Slameur fera découvrir au public des textes tirés du recueil des poèmes et de l’album qui sont en préparation et bientôt sur le marché.

En lançant son invitation aux Kinois, microMÉGA attend d’eux une écoute attentive parce que le Slam et les Slameurs ne demandent rien de plus qu’un public passionné et attentionné. « Le Slam est un art qui demande de l’attention des auditeurs. Les soirées slam sont des soirées particulières où l’on vient principalement pour écouter et réfléchir », a-t-il martelé.

Pour un weekend de passion et d’amour pour les mots, le rendez-vous est pris avec l’Autorité Orale, le Verbivore microMÉGA.

Tim Katshabala/CongoProfond.net

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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

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Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

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