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Beni : des militaires auteurs d’enlèvement de 5 civils aux arrêts à Kyavinyonge
Cinq civils de la localité lacustre de Kyavinyonge ont été relâchés après 4 heures de captivité, a appris congoprofond.net de sources locales ce jeudi 30 septembre.
Ces personnes ont été kidnappées par des hommes armés assimilés aux Forces armées de la RDC dans la nuit du mercredi 29 à ce jeudi 30 septembre au quartier Muhindo, annonce la société civile locale.
D’après Kambale Muhuko Samuel, les militaires ont réussi ce forfait pendant la patrouille nocturne. À lui de renchérir que ces personnes ont payé la rançon d’une somme d’argent évaluée à 34 milles francs et des petits bétails pour recouvrer la liberté.
» Nous avons appris qu’il y a des bandits armés qui viennent d’opérer et viennent de kidnapper cinq personnes. Vers 2 heures nous avons alertés les services de sécurité…. Le matin, nous nous sommes rendus sur place, après ces gens ont été retrouvés « , a-t-il relaté.
Selon ce président de cette structure citoyenne, les enquêtes conjointes entre les services de sécurité, l’armée et la population ont prouvé la participation de ces éléments FARDC dans cet enlèvement. Notre source confirme l’arrestation de ces militaires incriminés.
» Nous vous confirmons l’arrestation de ces militaires qui sont déjà au cachot des FARDC ici à Kyavinyonge… même le chef de patrouille a été arrêté par sa hiérarchie. Nous sommes contents de voir les betails emportés être restitués entre nos mains. C’est seulement les 34 milles francs congolais qui restent. Et le major nous a rassurés que dans deux jours, l’argent sera restitué à la société civile « .
Précisons que cette prise en otage intervient après que la société civile locale ait décrété deux journées villes mortes dans cette localité pour dénoncer la destruction méchante des champs des paysans dans le parc national de Virunga par les éléments de l’institut national de conservation de la nature.
Il sied de rappeler que la même société civile a encouragé la population à construire des maisons dans cette partie, une autre action allant loin des principes de l’ICCN.
Nehemy Mbusa/ Congoprofond.net
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Nord-Kivu II : sans paiement, le SYNIECO menace de boycotter les évaluations nationales
Le Syndicat des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO) Nord-Kivu II a posé, dimanche, plusieurs conditions pour participer aux évaluations nationales prévues cette année, exigeant notamment le paiement urgent des frais liés à leur organisation.
Par la voix de son secrétaire provincial, Kakule Kombi Samuel, le syndicat demande au Gouvernement congolais de libérer en urgence les fonds prévus dans le budget déjà soumis par les Inspecteurs provinciaux principaux (IPP), ainsi que d’apurer la dette de 51 % restant due aux intervenants des épreuves certificatives de l’année précédente.
« Nous demandons au Président de la République de s’impliquer personnellement afin que les évaluations soient financées en urgence, conformément au projet déjà présenté. Les inspecteurs travaillent dans des conditions difficiles, parfois dans des zones reculées et insécurisées, nécessitant d’importants moyens logistiques. Personne ne peut accepter de travailler sans moyens », a déclaré Kakule Kombi Samuel.
Le SYNIECO exige également le paiement, avant le 27 avril 2026, des frais de participation des candidats aux différentes épreuves nationales.
Selon le syndicat, ces revendications font suite aux engagements non tenus par le Gouvernement lors de la session précédente. Il affirme que seuls 49 % des fonds avaient été décaissés, laissant une dette de 51 % dont certains intervenants n’ont toujours pas été payés à ce jour.
Face à cette situation, les inspecteurs préviennent qu’ils pourraient ne pas prendre part aux prochaines échéances nationales si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.
Ils annoncent, par ailleurs, une réunion d’évaluation le 27 avril prochain. En cas d’absence de réponse du Gouvernement, une marche pacifique de protestation sera organisée à Butembo, avec dépôt d’un mémorandum à la mairie.
Malgré ces tensions, le SYNIECO a salué les efforts de l’État dans la prise en charge des épreuves certificatives, notamment le Test national de sélection, d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) ainsi que l’Examen d’État, dont la hors session est prévue à partir du 4 mai 2026.
Parallèlement, l’incertitude persiste quant à la reprise effective des cours dans les écoles primaires publiques de Butembo et Beni, en dépit des appels lancés par les autorités éducatives et l’intersyndicale.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
