Santé
Le contrôle de qualité des médicaments en RDC : Un défi vital ignoré par Samuel-Roger Kamba
Dans l’ombre des besoins de santé criants en République Démocratique du Congo, le contrôle de qualité des médicaments se révèle comme une faille béante menaçant la vie de milliers. Malgré les risques palpables, une politique efficace fait cruellement défaut, exposant la population à des dangers insoupçonnés dans l’insouciance totale du ministre de la Santé, de l’Hygiène et de la Prévention Samuel-Roger Kamba.
Au cœur de ce problème réside une réalité alarmante : la qualité des médicaments disponibles sur le marché congolais est souvent incertaine, mettant en péril la santé et parfois même la vie des patients. Les conséquences de cette négligence se traduisent par une confiance érodée dans le secteur de la santé, une augmentation des cas de résistance aux médicaments et des souffrances inutiles.
Face à cette impasse, il est impératif que le ministre Kamba, autorité compétente du secteur, prenne des mesures concrètes pour instaurer un système de contrôle de qualité robuste et transparent. Cela implique la mise en place de normes strictes, de mécanismes de surveillance efficaces et de sanctions dissuasives contre les contrevenants.
La santé des citoyens congolais ne peut être sacrifiée sur l’autel de l’inaction politique du ministre Kamba. Il est temps d’agir de manière décisive pour garantir l’accès à des médicaments sûrs et efficaces, et ainsi prévenir des conséquences désastreuses pour la santé publique. L’avenir de la RDC dépend de sa capacité à surmonter ce défi crucial et à assurer la sûreté des traitements médicaux essentiels pour tous ses citoyens.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Santé
« Former aujourd’hui pour mieux protéger les populations demain » : l’engagement d’Univers Santé Plus contre le paludisme
À Kinshasa, l’ASBL Univers Santé Plus renforce son engagement dans la lutte contre le paludisme à travers des initiatives visant à améliorer durablement les capacités des prestataires de soins. L’atelier de remise à niveau organisé le 10 mars dans la zone de santé de Mont-Ngafula I illustre cette vision à long terme, qui consiste à former les professionnels de santé aujourd’hui afin d’améliorer la prise en charge des patients et réduire la mortalité et la morbidité liées à cette maladie dans la communauté.

Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet VE-PALU, financé par Speak Up Africa, VoixEssentielles et mis en œuvre par Univers Santé Plus en collaboration avec le PNLP. Au-delà du renforcement des compétences techniques, le programme vise également à promouvoir le leadership des femmes dans la gouvernance sanitaire et à encourager des politiques de santé plus inclusives dans la lutte contre le paludisme.

Pour Docteur Marie Tshibuabua, coordonnatrice de l’ASBL Univers Santé Plus et chargée du projet VE-PALU, cette démarche repose sur la conviction que l’implication des femmes est essentielle dans la lutte contre le paludisme. « Les femmes jouent un grand rôle dans nos familles et dans la communauté. Ce sont elles qui prennent soin des enfants, qui accompagnent souvent les malades dans les structures de santé. Mais ce sont aussi elles qui sont particulièrement vulnérables au paludisme, notamment pendant la grossesse, ainsi que des enfants de 0 à 5 ans », a-t-elle expliqué.

Elle estime que le renforcement du rôle des femmes dans les instances de prise de décision peut contribuer à améliorer les stratégies de lutte contre le paludisme « Nous pensons que responsabiliser davantage les femmes dans des instances de prise de décision liées à la prévention et à la prise en charge du paludisme permettra de réduire sensiblement la mortalité et la morbidité liées à cette pathologie. Là où il y a quatre hommes qui décident des directives de lutte contre le paludisme, il faudrait qu’il y ait au moins quatre ou cinq femmes qui élèvent aussi la voix », a-t-elle affirmé.

Satisfaite de la participation des prestataires de soin à cette formation, elle reste convaincue que l’impact se mesurera surtout dans les pratiques futures. « Nous sommes contents de la remise à niveau réalisée et des capacités renforcées. Nous pensons que ces femmes mettront scrupuleusement en pratique les nouvelles normes directives en matière de diagnostic et de prise en charge du paludisme. Nous remercions Speak Up Africa, VoixEssentielles pour son appui financier et le PNLP pour son appui technique dans la mise en œuvre du projet », a-t-elle conclu.
Exaucé Kaya
