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Le commandant de la MONUSCO stigmatise le silence de la presse devant la bravoure des soldats congolais au front
Commandant de la Force de la MONUSCO, le général d’armée d’origine brésilienne Marcos De Sa Affonso Da Costa, a stigmatisé mardi le silence de la presse congolaise devant la bravoure des soldats de FARDC au front aussi bien en Ituri qu’au Nord-Kivu.
« Moi qui viens d’un pays tropical comme la RDC (NDLR le Brésil), je salue le courage et la manière avec laquelle les militaires congolais se battent au front », a-t-il déclaré en marge de la signature de la toute première directive des opérations conjointes FARDC-MONUSCO. Il a cependant déploré que la presse congolaise ne fait presque jamais écho du courage de ces hommes qui se battent au front.

A ce sujet, le chef d’état-major général des FARDC, le général d’armée Célestin Mbala Munsense, a appelé la presse congolaise à encourager et à promouvoir les FARDC au lieu de chercher à étaler , à la moindre occasion, ses faiblesses sur la place publique.
« Nous n’avons pas d’autre armée que celle-là qui travaille dans des conditions difficiles » pour que la paix revienne partout au pays particulièrement au Nord-Kivu et en Ituri, a martelé le chef d’état-major général des FARDC.
ACP
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Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête
Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.
D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.
Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.
Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.
Dorcas Ntumba
