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OLPA pour des sanctions après l’agression brutale d’un reporter-cameraman dans un stade de Kinshasa

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L’Observatoire de la Liberté de la Presse en Afrique (OLPA), organisation indépendante de défense et de promotion de la liberté de presse, exige des sanctions contre les supporters de l’équipe de football DCMP (Daring club Motema Pembe) auteurs de l’agression brutale d’Isaac Nzuzi Zola, reporter-cameraman à la Radio télévision nationale congolaise (RTNC), station publique émettant à Kinshasa, capitale de la République du Congo (RDC).

Le journaliste a été agressé, le 5 décembre 2021, par des supporteurs de l’équipe de DCMP au stade de Martyrs de la Pentecôte de Kinshasa. C’était au moment où Isaac Nzuzi effectuait un reportage sur la rencontre sportive ayant opposé DCMP à l’Union sportive Gendarmerie nationale du Niger.

Le journaliste a été passé à tabac par des supporters en colère après l’élimination de leur équipe de la coupe africaine des clubs. Ils reprochaient au journaliste le fait d’interviewer les dirigeants de DCMP après le match qui s’est soldé sur la victoire du club de Kinshasa (1-0) contre son hôte nigérien. Le journaliste s’en est sorti avec des douleurs atroces au niveau de la tête et des côtes. Il a été transféré à l’hôpital du camp Kokolo pour des soins appropriés.

De ce qui précède, OLPA condamne vigoureusement cette agression d’un professionnel de la presse en plein exercice de son métier. Il s’agit manifestement d’une atteinte grave à la liberté de presse garantie par la législation congolaise et les instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l’homme.

Par voie de conséquence, OLPA exhorte les autorités de la fédération congolaise de football et de la confédération africaine de football à diligenter une enquête pour identifier ces supporters indélicats et les sanctionner conformément au règlement sportif.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET


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Afrique du Sud : Ramaphosa investi pour un second mandat, F. Tshisekedi présent à la cérémonie officielle à Pretoria

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Le président sud-africain Cyril Ramaphosa, réélu pour un second mandat mais sans majorité absolue pour son parti au Parlement, est investi ce mercredi 19 juin lors d’une cérémonie en grande pompe dans la capitale Pretoria.

M. Ramaphosa, 71 ans, a prêté serment à 11h00 locales (09h00 GMT) au siège du gouvernement devant le président de la Cour constitutionnelle, plus haute juridiction du pays, les membres du Parlement ainsi que les rois traditionnels des différentes ethnies du pays. Depuis le début de la matinée, sous un soleil froid d’hiver austral, les invités en costumes traditionnels ou robes de soirée réchauffées d’un manteau ont commencé à arriver au compte-gouttes, accueillis par le spectacle de musiciens et danseurs locaux. Une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement sont attendus. Les représentants des partis politiques, des syndicats, de la société civile et les chefs religieux ont également été conviés. Des représentants de l’Union africaine (UA) et des Nations unies ont aussi été invités. Parmi eux, Félix Tshisekedi, président de la RDC, arrivé à Pretoria, ce même mercredi, afin d’assister à cet événement.

Cette cérémonie formelle d’investiture a été marquée par 21 coups de canon et un survol de l’armée de l’air.

Chef d’État et président du Congrès national africain (ANC), parti au pouvoir en Afrique du Sud depuis la fin de l’apartheid, Cyril Ramaphosa est devenu président de la République pour la première fois après la démission de Jacob Zuma en février 2018. Il a été réélu pour cinq ans par l’Assemblée nationale la semaine dernière, après des élections législatives le 29 mai qui se sont soldées par un revers cuisant pour l’ANC.

« Union nationale »

Sanctionné dans les urnes dans un climat de pauvreté croissante, de chômage endémique et d’affaires de corruption, le parti historique a perdu pour la première fois sa majorité absolue au Parlement en tombant sous la barre des 50% des voix. Il ne détient plus que 159 des 400 sièges de députés, lesquels élisent le président.

Cyril Ramaphosa a été réélu mais devra diriger un gouvernement de coalition inédit en trente ans de démocratie et partager le pouvoir avec une partie de l’opposition. Les tractations en vue de la formation du prochain gouvernement sont encore en cours et les spéculations vont bon train sur les portefeuilles qui devront être cédés par l’ANC.

La première formation politique d’opposition, l’Alliance démocratique (DA), parti libéral encore largement perçu comme blanc et détenant 87 sièges à l’Assemblée, a répondu à l’appel de M. Ramaphosa de former un « gouvernement d’union nationale ». Tout comme le parti nationaliste zoulou Inkatha Freedom Party (IFP), qui a décroché 17 postes de députés, et deux autres petits partis. Les radicaux de gauche des Combattants pour la liberté économique (EFF) du turbulent Julius Malema et le parti uMkhonto weSizwe (MK) de l’ex-président devenu inéligible Jacob Zuma se sont de leur côté rapprochés ces derniers jours, promettant chacun d'”écraser” l’alliance gouvernementale « dirigée par des blancs ». Le MK a indiqué dans un communiqué que ses députés élus n’assisteront pas à « la cérémonie d’investiture grotesque de Cyril Ramaphosa », le qualifiant de « marionnette » aux mains de la DA.

Rappelons que plusieurs chefs d’État africains sont également invités à prendre part à cet événement grandiose du peuple sud-africain.

Willy Theway/ CONGOPROFOND.NET


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