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RDC-FMI: tête-à-tête, ce mercredi, entre F. Tshisekedi et la DG Kristalina Georgieva
La directrice générale du Fonds monétaire international est arrivée ce mardi, 07.12.2021 dans la soirée à Kinshasa, la capitale de la RDC via l’aéroport international de N’Djili.
Cette économiste, ancienne Directrice Générale de la Banque mondiale et professeur d’université à Sofia, sa ville natale en Bulgarie, vient en visite de travail en RDC juste avant le conseil d’administration du FMI qui se tiendra à la deuxième quinzaine de ce mois de décembre 2021.
Dès ce mercredi 08 décembre 2021, celle qui a succédé à la française Christine Lagarde à la tête du FMI aura une séance de travail avec le président de la République Démocratique du Congo à la Cité de l’Union Africaine à Kinshasa Ngaliema.
Après le premier voyage du président TSHISEKEDI à Washington en 2019, le FMI avait déjà fait bénéficier à la RDC des appuis budgétaires avant d’entrer en programme avec le pays de Félix TSHISEKEDI.
Depuis bien longtemps la RDC n’était plus un exemple de gestion orthodoxe des finances publiques, mais depuis l’avènement du Président TSHISEKEDI au pouvoir, la RDC respecte le programme structurel du FMI et à l’issue de cette visite elle devrait encore une fois bénéficier des allonges budgétaires de plusieurs millions de dollars.
La DG du FMI a été accueillie à sa descente d’avion par La vice ministre des Finances, O’neige Nsele, et la dame Kabedi, gouverneur de la Banque Centrale du Congo.
Cellule de communication PR/ Guillaume MODIMOLA MYANDE. Kinshasa aero N’Djili
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Nord-Kivu : Crispin Mbindule accuse le gouverneur militaire de vouloir museler les partisans du changement de la Constitution
Le député national Crispin Mbindule hausse le ton contre le gouverneur militaire du Nord-Kivu. Au centre de la polémique, une supposée correspondance adressée aux services de renseignements afin d’ouvrir des investigations contre l’élu de Butembo, accusé de troubler l’ordre public à la suite de ses prises de position en faveur d’un changement de la Constitution.
Face à la presse, le président du groupe parlementaire « Le Peuple d’Abord » dénonce ce qu’il considère comme une tentative d’intimidation politique destinée à faire taire les voix favorables à la révision constitutionnelle dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Selon lui, son récent séjour à Butembo avait pour objectif principal de sensibiliser la population aux enjeux liés au débat constitutionnel. À cette occasion, plusieurs émissions synchronisées auraient été organisées avec des radios locales afin d’expliquer sa vision du changement de la loi fondamentale.
« Je suis allé à Butembo avec un message du changement de la Constitution. La population a accueilli favorablement ce message. Il y a eu un petit groupe manipulé qui s’est opposé à cette démarche, et c’est cela que le gouverneur appelle des troubles ou de la désobéissance civile », a déclaré Crispin Mbindule.
L’élu estime que le débat sur la Constitution doit rester démocratique et ouvert à toutes les sensibilités politiques. Il invite ainsi le gouverneur militaire à privilégier un débat public contradictoire plutôt que le recours aux services de renseignements.
« Nous sommes dans un pays démocratique où chacun a le droit de défendre ses idées. Lui est contre la révision de la Constitution, c’est son droit. Moi aussi, j’ai le droit de soutenir cette réforme », a-t-il insisté.
Très remonté, le député affirme qu’il ne cédera ni aux pressions ni à ce qu’il qualifie de « montages politiques » visant à discréditer les partisans du changement constitutionnel dans l’Est du pays.
Malgré cette controverse, Crispin Mbindule soutient que la population de l’Est demeure attachée à la vision du président Félix Tshisekedi, notamment dans la lutte contre l’insécurité persistante dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri.
Pour l’heure, aucune réaction officielle du gouvernorat militaire du Nord-Kivu n’a encore été rendue publique au sujet des accusations formulées par le député national.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
