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Laurent Monsengwo : la RDC a pleuré, décoré et honoré son cardinal ce 20 juillet 2021 au Palais du peuple
Le 04 mai 1980, le pape Jean-Paul II ordonnait Laurent MONSENGWO, Évêque à l’esplanade du Palais du peuple et c’est au même endroit, 41 ans après, qu’il y a eu une célébration eucharistique pour le repos de l’âme de ce grand homme d’église, décédé le dimanche 11 juillet 2021 en France, à Versailles.
Acteur majeur et charismatique de la scène politique congolaise depuis les années MOBUTU, il s’est distingué à la conférence nationale souveraine pour l’avènement d’un État démocratique et a su traverser les mutations et les tumultes de la politique congolaise, avec Laurent Kabila et Joseph Kabila avec qui il n’avait pas sa langue dans la poche en qualifiant le Congo de Joseph Kabila de « prison » à ciel ouvert…ou en lançant » Que les médiocres dégagent ! « .
Ce titulaire de plusieurs diplômes de doctorat, avec sa thèse particulière sur les écritures Saintes et son agrégation comme professeur de théologie, parlait plusieurs langues dont l’araméen.
Né à Mongobele, le 07 octobre 1939, Laurent Cardinal MONSENGWO Pasinya nous quitte à 82 ans.
Grand défenseur des droits humains et de la démocratie, il avait dénoncé la fraude électorale massive aux élections présidentielles de 2011 en défaveur de Étienne TSHISEKEDI.
Ce prince de l’église a reçu les hommages et des officiels, et de plusieurs délégations venues de l’extérieur et des populations kinoises. Les présidents SASSOU NGUESSO du Congo Brazzaville et Félix TSHISEKEDI de la RDC étaient présents pour rendre hommage à ce digne fils du Congo et de l’Afrique.
Les 10.000 chaises prévues par le protocole étaient insuffisantes pour contenir toute la masse qui voulait rendre hommage au fils du pays, le très respectable Tata Cardinal MONSENGWO.
L’homélie du Cardinal AMBONGO ainsi que les hommages du pape François, via le nonce apostolique, ou du président de l’Assemblée nationale étaient axés sur le parcours exceptionnel et élogieux de celui qu’un journal satirique de la place nommait « pas-si-ignare » en déformation de son patronyme PASINYA.
Ancien président de la Conférence Nationale Souveraine et du Haut- Conseil de la République – ce parlement sui generis – Monseigneur le Président a été décoré à titre posthume et admis à l’ordre national des héros nationaux Kabila-Lumumba au rang de grand cordon de l’ordre national par le Président Félix-Antoine Tshisekedi, lui-même le Grand chancelier des ordres nationaux.
Le Cardinal décédé sera inhumé ce mercredi, 21 juillet 2021 en la cathédrale Notre-Dame du Congo à Kinshasa/Lingwala.
Guillaume MODIMOLA MYANDE
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
