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« Lamuka »: le mandat passe de 3 à 6 mois, Martin Fayulu reprend la commande

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La cérémonie de passation de pouvoir dans la plate-forme politique  » Lamuka  » s’est déroulée ce lundi 12 octobre 2020 à Kinshasa. Martin Fayulu Madidi, président de l’Ecidé, succède à son collègue Adolphe Muzito.

Dans son mot d’introduction, le coordonnateur sortant a expliqué les raisons qui ont occasionné les reports de la passation des pouvoirs. Selon Adolphe Muzito, les riches et pertinentes discussions entre les 4 membres du présidium sur les réformes de la plateforme ont plusieurs fois retardé le passage du flambeau.

Muzito a précisé que les membres du présidium ont longuement échangé, du 23 septembre au 9 octobre, pour modifier la convention de Genève créant Lamuka afin de renforcer son unité et son efficacité. Et mettre en place des nouvelles stratégies.

La défense de la constitution, spécialement dans ses articles intangibles ; la mobilisation du peuple pour une alternance démocratique et politique, reflétant la vérité du choix des électeurs; la promotion d’un Etat de droit et d’une meilleure gouvernance de la chose publique et l’éradication des antivaleurs sont, en outre, les missions que s’assignent cette plateforme phare de l’opposition au pouvoir en République démocratique du Congo.

Il sied de noter que parmi les nouvelles réformes opérées, le mandat passe désormais de 3 à 6 mois et la passation des pouvoirs se fera de manière automatique. » Elle n’est plus sujette à une cérémonie officielle », fait-on savoir. Ainsi Moïse Katumbi prendra les rênes le 10 avril 2021, sans tambour ni trompette.

Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles

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C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.

Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle

Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.

La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.

Des contenus déconnectés des réalités africaines

Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.

À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.

Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.

Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.

Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?

Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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