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Education

L’AHPER, une nouvelle approche pour lutter contre le banditisme urbain

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L’Ecole de Criminologie de l’Université de Kinshasa dirigée par le Professeur Raoul KIENGE KIENGE a tenu à partager les résultats de ses recherches qui ont abouti à la conception de l’approche dénommée «  AHPER, approche d’accompagnement Holistique de Proximité et d’Emancipation des jeunes impliqués dans la violence KULUNA pour leur sortie de violences par la réinsertion Economique et Socioprofessionnelle.

Professeur Ordinaire Raoul KIENGE KIENGE,directeur de l’Ecole de Criminologie de l’UNIKIN,membre du CEPEF.

Cette approche criminologique de l’Ecole de criminologie de l’Université de Kinshasa apporte un nouveau regard sur ce phénomène social qui n’a pas encore fini de faire des victimes dans la société malgré les mécanismes antérieurs développés par les services sociaux.

Pour vulgariser cette approche, le Professeur Raoul KIENGE a tenu à organiser un atelier de sensibilisation. Au nombre des participants à ces assises, il faut compter le cercle d’étude pour la protection de l’enfant  et la famille ,en sigle CEPEF conduite par son Président Zagor MUKOKO-SANDA , qui du reste est autant préoccupé que l’Ecole de Criminologie par la prise en charge des jeunes dit parfois abusivement ,n’ayant pas encore accédés au processus de judiciarisation.

Au cours de ces échanges, les participants ont pu bénéficier de trois modules à savoir : les fondamentaux de l’approche d’intervention en criminologie, les présupposés de l’approche AHPER ainsi que le guide pratique de cette approche. Les problèmes sociaux impactent négativement sur les humains .Pour les résoudre, il faut faire » appel aux relations », estime le Professeur Raoul KIENGE KIENGE.

Cette affirmation relance le débat sur les options prises par les autorités publiques congolaises pour mettre en spirale des violences.

A observer de plus près, il est loisir de constater que Kinshasa vit depuis plus ou moins deux décennies sous la psychose de ces violences urbaines malgré les différentes opérations menées par la Police Nationale Congolaise continuent à sévir .Ceci rajoute que de l’eau au moulin de ceux qui pensent que la justice ne peut pas résoudre tous les problèmes sociaux.

Les Assistants sociaux, membres du CEPEF bénéficiaires de cet atelier de formation.

D’où l’importance de s’appuyer sur la deuxième manière de penser de la criminologie, le constructivisme qui considère que l’acte criminel n’est pas une réalité naturelle.

C’est une réalité construite par des décisions que les autres prennent. Et donc, on insiste plus sur les relations dans lesquelles la personne se trouve .Et on considère chaque personne en tant qu’acteur social. C’est-à-dire, a une histoire ,une position sociale déterminée…a un projet de vie, est en relation avec d’autres dans la réalisation de son projet. Ce qui fait que la personne ne peut pas être considérée de manière abstraite.C’est un sujet complet qui est diffèrent des autres. La signification qu’il donne en fonction de tous ces éléments là et en fonction de tous les faisceaux des relations dans lesquelles il se trouve.

Dans cette approche, on considère la personne comme ayant des ressources qu’il faut valoriser. C’est une personne qui peut réaliser les choses dans sa collectivité, qui peut être utile, en dépit des situations de vulnérabilité dans lesquelles elle se trouve. On peut travailler en valorisant ces éléments là pour qu’il puisse s’émanciper .On cherche l’émancipation et non l’exclusion. L’approche AHPER s’inscrit dans cette deuxième manière de penser qui tend à valoriser le sujet, a expliqué le Professeur KIENGE KIENGE qui suggère aux acteurs sociaux de s’investir dans leurs relations avec les jeunes pour rompre avec leur vulnérabilité et la stigmatisation sociétale.Cela implique de développer la relation dans la durée.

Pour ce faire, l’intervention criminologique, a insisté l’orateur, doit nécessairement reposer sur l’empathie, la proximité de l’intervenant, la confiance ainsi que leur émancipation.Par-là, le Professeur RAOUL KIENGE KIENGE a démontré que l’absence ou la faible satisfaction des droits fondamentaux rend vulnérables les jeunes. Ce qui a comme conséquence la stigmatisation sociétale, qui entraine l’exclusion sociale (Rupture des liens), isolement (rejet par les autres), processus de criminalisation (les personnes déjà vulnérables sont facilement cueillies par la procédure judiciaire) ainsi que la transformation négative de l’image de soi.

Une vue des participants entourant le Professeur Raoul KIENGE KIENGE a exhorté les acteurs sociaux de s’approprier du Guide de cette approche pour modalité d’intervention.

Elyane Mukuna/Congoprofond.Net

Actualité

Mongala : Près de 10.000 finalistes lancent la conquête de l’Examen d’État 2026

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Au total, 9 991 élèves finalistes prennent part, ce lundi 4 mai, aux épreuves hors session de l’Examen d’État édition 2026 dans la province éducationnelle Mongala 1, au nord-ouest de la République démocratique du Congo, selon des sources officielles.

Prenant la parole, le directeur provincial de l’Éducation, Jean-Claude Kilonga, a salué l’engagement des autorités nationales en faveur du secteur éducatif.

« Je salue la détermination du Président de la République dans sa vision pour l’éducation, mise en œuvre par la ministre d’État, la professeure Raïssa Malu Dinanga, qui œuvre à apporter des innovations pour booster l’éducation de notre jeunesse », a-t-il déclaré.

Il a rappelé que ces épreuves ( dissertation, oraux de français et d’anglais, ainsi que les pratiques professionnelles ) constituent une étape décisive pour les finalistes du secondaire et les autodidactes.

« Ces épreuves sont le couronnement de votre parcours scolaire. Abordez-les avec calme, discipline et honnêteté. Refusez toute forme de tricherie : seule la réussite méritée vous ouvrira les portes de l’avenir », a-t-il exhorté, appelant également les encadreurs au respect strict des consignes et de la rigueur professionnelle.

De son côté, l’inspectrice principale provinciale, Françoise Mombo, a mis en lumière deux innovations majeures introduites cette année :

– l’instauration de l’oral d’anglais pour toutes les filières du cycle long ;

– la numérisation complète du processus de l’examen.

« Cette numérisation couvre toute la chaîne : de l’enrôlement des candidats à la publication des résultats, en passant par la collecte des données, le suivi des absences et la correction », a-t-elle expliqué.

Elle a précisé que la province éducationnelle Mongala 1 compte 30 centres d’examen répartis en 16 filières, pour un total de 9 991 candidats, filles et garçons confondus. Les épreuves se déroulent du 4 au 18 mai 2026.

Présidant la cérémonie de lancement, le gouverneur de province, Jean Colin Makaka Pap’ekaka, a invité les candidats à faire preuve de sérieux et de patriotisme :

« Travaillez avec discipline et honnêteté. La qualité de notre province se mesure aussi à notre niveau intellectuel. Nous attendons de vous que vous serviez dignement la nation », a-t-il affirmé, avant de lancer officiellement les épreuves.

La cérémonie s’est tenue au lycée Monzoto Mwa Tongo, en présence du président de l’Assemblée provinciale, des membres du comité provincial de sécurité et des autorités éducatives. Elle a débuté par le serment du citoyen, suivi d’une ronde dans plusieurs centres de la sous-division Lisala 1.

Jonas Mboli Egbokolimba/CONGOPROFOND.NET 

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