Education
Kasaï-Central : Les enseignants de Dibaya menacent de reprendre la grève pour les arriérés de salaire
Alors que la grève des enseignants du territoire de Dibaya, dans la province du Kasaï-Central, venait tout juste d’être levée, un nouveau conflit social semble sur le point d’éclater.
En effet, les enseignants du territoire, regroupés sous la houlette de leurs syndicats, ont menacé de reprendre leur mouvement de grève si l’État ne règle pas une ancienne dette salariale datant de novembre 2021.
Le syndicaliste Alphonse Tshibuyi, porte-parole des enseignants, a annoncé que les syndicats ont donné un moratoire de 30 jours aux autorités congolaises pour régler cette question. Si l’État ne paye pas cet arriéré de salaire d’ici le 30 janvier 2025, les enseignants du territoire de Dibaya se verront contraints de reprendre la grève.
Les enseignants du territoire de Dibaya dénoncent une situation qui dure depuis plus de trois ans, marquée par l’accumulation d’arriérés de salaires remontant à novembre 2021.
Selon les informations communiquées par le syndicaliste Alphonse Tshibuyi, l’État congolais a accumulé une dette salariale envers les enseignants de la région, et bien que les fonds nécessaires à leur paiement soient déjà disponibles, le processus de régularisation tarde à se concrétiser.
Le syndicaliste Tshibuyi a précisé que l’État a mis en place un plan de paiement de ces arriérés, mais qu’à ce jour, une partie importante de la somme reste impayée.
Cette situation a créé un climat de mécontentement et de frustration parmi les enseignants, qui se sentent négligés et ignorés par les autorités publiques, alors même qu’ils assurent une mission essentielle pour l’éducation des enfants de la province.
Mike Tyson Mukendi/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Athénée de la Victoire : Les anciens élèves passent à l’action pour sauver la salle informatique
Animés par un profond sentiment de gratitude envers leur établissement formateur, les membres de l’Association des anciens de l’Institut technique commercial de l’Athénée de la Victoire (AITCV) ont posé un acte fort ce samedi 18 avril. Leur objectif : contribuer concrètement à l’amélioration des conditions d’apprentissage, notamment dans la salle informatique.

Des équipements pour renforcer l’apprentissage numérique
Pour pallier les difficultés liées à l’électricité et améliorer l’accès aux outils numériques, plusieurs équipements ont été remis à l’établissement. Parmi les dons figurent un électroprojecteur, des câbles d’alimentation, un générateur d’énergie (power), des rallonges ainsi que des prises électriques.
En complément, les anciens élèves ont procédé à la rénovation et à la peinture de la salle informatique, offrant ainsi un cadre plus moderne et fonctionnel aux apprenants.
Une remise officielle dans un climat convivial
La cérémonie de remise s’est déroulée dans le bureau du préfet des études, en présence de plusieurs autorités académiques. L’initiative, portée par le président de l’association, Delphin Kolopa, s’est tenue aux côtés du préfet Athanase Kisenda, du directeur des études Corneille Collin Mpoy, ainsi que de quelques enseignants.
Dans une ambiance chaleureuse, un procès-verbal a été lu par le vice-président Guillaume Nsikalangi, puis signé par les parties présentes. Ce document précise clairement que le matériel offert ne peut être ni vendu ni utilisé à des fins personnelles.
Des besoins persistants malgré cet appui

Tout en saluant ce geste, le préfet des études n’a pas manqué d’exprimer d’autres préoccupations majeures. Il a notamment évoqué le besoin urgent de 500 bancs supplémentaires ainsi que la dégradation des infrastructures scolaires, aggravée par les inondations récentes.
Personnel éducatif et élèves ont unanimement exprimé leur reconnaissance envers cette initiative salutaire. L’activité s’est achevée dans une atmosphère détendue et fraternelle, marquée par des échanges de vœux entre anciens élèves. » Cette action illustre parfaitement l’importance du lien entre anciens et actuels élèves dans le développement de notre Alma Mater. Une dynamique inspirante qui pourrait servir d’exemple à d’autres écoles du pays… », a fait savoir le président Delphin Kolopa.
Créée en 2019, l’association regroupe des anciens élèves des promotions allant de 1983 à 1990. Leur démarche repose sur une volonté claire : soutenir leur ancienne école qui leur a transmis des valeurs fondamentales.
Le coût global des équipements offerts est estimé à 2.500 dollars, entièrement financé par les membres, preuve de leur engagement collectif.
Elvit Kumbu Mbangi / Stagiaire UCC
