Connect with us

À la Une

L’Acaj contre toute nomination des mandataires sur base d’arrangements politiques

Published

on

L’Association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj) s’oppose à toute éventualité de nomination des mandataires sur base d’arrangements politiques.
Elle l’a fait savoir ce lundi 24 février 2020 à travers une correspondance adressée au coordonnateur du Front Commun pour le Congo (FCC) ainsi qu’à celui du Cap pour le Changement (CACH).

En effet, l’Acaj se dit vivement préoccupée par les modalités sur base desquelles le processus de désignation des mandataires publics devrait être mené.

« Il nous revient que les mises en place projetées devraient faire l’objet d’un partage entre les membres de la coalition FCC-CACH. Ce, à l’instar des règles ayant présidé à la composition de l’équipe gouvernementale. Si cette démarche était avérée, elle constituerait une violation flagrante et délibérée de la Constitution de la République Démocratique du Congo », écrit-on.

Ainsi donc, dans la perspective de nouvelles mises en place, l’Acaj attire la particulière attention de cette coalition sur les risques de récidiver dans les mêmes erreurs consistant à abandonner le choix de différents managers aux diktats des partis ou regroupements politiques.

Dès lors, « l’Acaj espère que vous ne vous laisserez guider que par le respect des articles 12, 81 et 193 de la Constitution ; et ne céderez point au chant de sirènes dont les motivations sont totalement étrangères à l’intérêt général ».

Elle recommande de mettre fin à la pratique anticonstitutionnelle d’après laquelle, pour accéder aux charges dans un service, entreprise ou organisme public, il faut d’abord appartenir à l’un de partis politiques membre de la Coalition au pouvoir.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

Published

on

Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Continue Reading