Connect with us

À la Une

Lac Edouard : Une cinquantaine de pêcheurs congolais arrêtés par la marine ougandaise !

Published

on

La vague d’arrestations des pêcheurs congolais par la marine ougandaise sur le lac Édouard vient de reprendre après une année d’accalmie. Dans la nuit de mardi 2 août, environ 51 pêcheurs congolais en bord de 17 pirogues ont été appréhendés à Rweshama.

Selon la Société civile locale, la marine ougandaise accuse ces pêcheurs de violation des limites lacustres entre les deux pays. Des accusations par contre qui sont rejetées par la structure citoyenne qui parle plutôt d’enlèvement des pêcheurs congolais par les forces maritimes ougandaises.

« La marine ougandaise dans son sens semble accuser nos pêcheurs de violer les limites lacustres. Quant à nous, nous avons toujours accusé la marine ougandaise de traverser les frontières maritimes pour venir kidnapper nos pêcheurs sur notre côté », dénonce la société civile locale

D’après la notabilité locale, un haut cadre de la justice ougandaise exige 100 dollars américains à chaque pêcheur afin de recouvrer sa liberté.

Face à ce regain d’arrestations, la notabilité locale appelle le gouvernement congolais à prendre ses responsabilités en sécurisant les pêcheurs congolais.

Il sied de signaler qu’en 2021, à travers la coopération RDC-Ouganda, plus de 300 pêcheurs congolais, 207 moteurs hors-bords, 300 pirogues ont été libérés de la prison centrale de Katwe en Ouganda.

Nehemy Mbusa/Congoprofond.net

À la Une

Est de la RDC : Human Rights Watch accuse le M23 et l’armée rwandaise de graves exactions à Uvira

Published

on

L’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch accuse les rebelles du M23 et des soldats rwandais d’avoir commis de graves violations contre des civils lors de l’occupation de la ville d’Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans un rapport publié ce jeudi 14 mai, l’ONG évoque notamment des exécutions sommaires, des viols, des disparitions forcées et des enlèvements survenus entre décembre 2025 et janvier 2026.

Des témoignages accablants recueillis sur le terrain

Selon Human Rights Watch, les enquêteurs ont rencontré plus d’une centaine de témoins, survivants et responsables locaux afin de documenter les violences commises après la prise d’Uvira par les combattants de l’AFC/M23 soutenus, selon l’organisation, par des éléments de l’armée rwandaise. L’ONG affirme que plusieurs civils non armés, dont des femmes et des mineurs, auraient été ciblés alors même que les forces gouvernementales congolaises avaient déjà quitté la ville.

Parmi les récits recueillis figure celui d’un père ayant perdu quatre de ses fils, exécutés dans leur maison par des hommes armés accusant les victimes d’être proches des groupes d’autodéfense wazalendo. D’autres témoignages font état de violences sexuelles commises contre des femmes parties chercher de la nourriture dans les zones agricoles autour de la ville.

Human Rights Watch parle de possibles crimes de guerre

Pour l’organisation, la nature des actes documentés pourrait relever de crimes de guerre. Human Rights Watch estime également que le rôle joué par les forces rwandaises dans cette occupation renforce les accusations selon lesquelles Rwanda agirait directement aux côtés du M23 dans l’est congolais, ce que Kigali continue de nier.

L’ONG appelle la communauté internationale à intensifier les enquêtes indépendantes et à sanctionner les responsables présumés des abus. Elle demande aussi une meilleure protection des civils dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, régulièrement secouées par les affrontements armés.

Une situation sécuritaire toujours explosive à Uvira

La ville d’Uvira reste au cœur des tensions dans le Sud-Kivu malgré le retrait annoncé du M23 en janvier dernier. Plusieurs rapports évoquent encore des violences, des déplacements massifs de populations et la découverte de fosses communes après le départ des rebelles. Les autorités congolaises et les groupes armés locaux continuent de s’accuser mutuellement de nouvelles violations contre les civils.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

 

Continue Reading