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Kwilu: Les Administrateurs des territoires accusés d’être à la base des conflits coutumiers !

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Plusieurs coins de la province du Kwilu, plus précisément dans le territoire de Gungu, souffrent des conflits coutumiers qui divisent la majorité de clans. Des autorités traditionnelles contactées par CONGOPROFOND.NET accusent les administrateurs de territoire d’être à la base de ces conflits qui ont coûté la vie à certains.

En effet, selon plusieurs chefs des groupements ayants requis l’anonymat, ces administrateurs ne maîtrisent pas bien la matière coutumière, précisément la loi de 2015 fixant le statut des chefs coutumiers.

Le responsable qui gère notre territoire ne maîtrise même pas la loi de 2015 fixant le statut des chefs coutumiers et se contentent de corruption mais agissent pour leurs intérêts égoïstes”, a lâché un chef de groupement du territoire de Gungu.

Selon ce dernier, c’est le responsable du territoire qui induit en erreur les différents chefs des secteurs qui décident à la place de la commission d’arbitrage.

Les responsables des secteurs décident parfois à la place de la commission lors des enquêtes de vacances et cela en complicité avec son autorité hiérarchique qui est l’administrateur qui réside difficilement au chef-lieu du territoire”, a t-il renchéri.

De son côté l’administrateur du territoire de Masimanimba, Bosco Mukubidi, balaie ces accusations et fustige à son tour la commission d’arbitrage des conflits qui, selon lui, se transforme en partie en conflit en lieu et place de faire respecter la procédure de succession.

Un administrateur n’est ni membre de la commission, moins encore chef coutumier. Comment vient-il s’ingérer dans un conflit ?”, s‘est-il questionné. Puis d’ajouter: ” S’il y a enquêtes de vacances, le secteur fait le constat. S’il y a un seul candidat, il fait rapport à l’administration territoriale. Mais s’il y a deux ou plusieurs candidats, le secteur envoie le rapport à la commission qui va trancher. Mais fort et malheureusement, les gens que le secteur envoient sur terrain, décident comme ils pensent !”

Conformément à la loi de 2015 fixant le statut des chefs coutumièrs en République démocratique du Congo, l’exécutif provincial que dirige le gouverneur Willy Itsundala avait installé, depuis son avènement à la tête de cette province, une commission d’arbitrage des conflits coutumières dénommé “Commission consultative des règlements des conflits coutumièrs ( CCRCC )” afin de mettre fin aux différents conflits qui sont à la base plusieurs tueries dans le Kwilu.

Il sied de rappeler que parmis les cinq territoires qui composent la province du Kwilu, celui de Gungu est à la tête en matière des conflits coutumiers.

David Mayele/Congoprofond.net


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Coup d’État manqué ou tentative d’assassinat : Didier Kamerhe attend fermement le rapport officiel de la haute hiérarchie du pays

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Menée par Christian Malanga, un ancien membre des FARDC, la milice “New Zaïre” a orchestré, les petites heures du dimanche 19 mai 2024, une attaque meurtrière à la résidence de Vital Kamerhe, candidat au perchoir de l’Assemblée Nationale et une descente au Palais de la Nation, siège et bureau du président de la République.

La question sur la vraie cible de cette attaque se pose tant dans la population congolaise que dans la sphère politique et divise deux membres du Gouvernement Sama Lukonde II.

Selon le signataire d’un communiqué officiel publié quelques heures après cet acte, Patrick Muyaya, ministre de la Communication et des Médias, porte parole de l’exécutif national, confie que seuls le Palais de la nation, siège du bureau du Président de la République, et la résidence de Vital Kamerhe, en premier, ont été attaqués.

Cette version va se marier à celle du porte-parole des FARDC affirmant avoir déjoué un coup d’État et de l’épouse de Vital Kamerhe, Hamida Chatur, qui sur son compte X a témoigné “une attaque meurtrière qui a principalement ciblé son mari“.

Se confiant aux propos des assaillants, des nouveaux éléments d’apparence non relayés par le communiqué du Gouvernement et la presse congolaise, seront dévoilés le même jour par Jean-Pierre Bemba via le compte X de la Vice-primature, ministère de la Défense Nationale et des Anciens Combattants.

Les résidences de la première ministre Suminwa Judith , du VPM de la défense, Jean-Pierre Bemba et de l’honorable Vital Kamerhe, avant l’étape du palais de la nation, étaient les principales cibles, selon les témoignages des assaillants“, lit-on.

14 heures après cet incident, Didier Kamerhe, frère de Vital Kamerhe, appelle la communauté congolaise à rester factuelle en attendant les résultats des enquêtes officielles en cours et soulèvent les quatre points suivants :

1. Le point de départ de ce qu’on présente officiellement comme tentative de renversement de pouvoir à Kinshasa est la résidence d’un simple député mais, il faudrait le préciser, candidat au poste du président de l’assemblée;

2. L’une des gardes du député sort de la parcelle en pleine nuit, soi-disant parce qu’il aurait vu des drones circuler dans le ciel et, comme par hasard, les assaillants profitent de son ouverture du portail pour le braquer, entrer dans la parcelle et le ligoter, pendant que d’autres engagent un échange des feux avec les autres gardes dont 2 seront tués avec un des assaillants;

3. Vue la résistance des gardes restés à l’intérieur de la parcelle du député en question, les assaillants vont se retirer pour prendre d’assaut le palais de la nation sans une résistance sérieuse sur les différentes barrières de sécurité de ce site hautement sécurisé du pays;

4. C’est après la tentative (d’assassinat) manquée à la résidence du député et prise d’assaut très facile du Palais de la nation que, seul, le commandant des assaillants sera abattu.

Optimiste, il soutient cette célèbre phrase “les faits sont sacrés mais les commentaires libres”, pour n’attendre que le rapport Officiel de la haute hiérarchie qui pourra démontrer les commanditaires de cette tentative de déstabilisation des institutions, des officiels et de Kinshasa.

Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET


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