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La synchronicité et la perception du temps : Une réflexion sur la politique en RDC
Le phénomène de synchronicité et son lien avec la théorie du temps permettent, en mettant l’accent sur son application pertinente en politique en RDC, de conserver la cohérence de causalité.
La concomitance est une perspective alternative qui remet en question l’illusion du temps linéaire et invite les politiques congolais à considérer que le futur est déjà réalisé et que le passé perdure, tout en soulignant l’importance de la causalité dans leurs actions.
Le concept de simultanéité
La synchronicité désigne la coïncidence temporelle de deux événements sans lien de causalité apparent. Ces concordances sont des signes de l’inconscient collectif de notre élite et peuvent offrir des aperçus significatifs sur la réalité. La politique en RDC ignore complètement ces lois naturelles. Tout évolue hors du temps et parfois aucun respect n’est accordé à toute modification qui nous fait basculer dans un nouveau paradigme consistant à comprendre que le futur peut advenir avant ce qui arrive dans le présent pour justement nous y conduire.
Le temps et sa perception
La théorie du temps linéaire, selon laquelle le passé est révolu, le présent est éphémère et le futur est en devenir, est profondément ancrée dans notre société. Une perspective alternative soutient que le passé, le présent et le futur coexistent simultanément. L’illusion du temps linéaire crée une vision biaisée de la réalité, où certains politiques confisquent le destin de tous sans se soucier de la causalité de cet acte ignoble. Le comportement de notre classe politique est à l’image de notre pays c’est-à-dire bizarre, incompréhensible, insaisissable. Il y a une sorte de délectation coupable, une insensibilité à la bassesse, une indignité à la turpitude, une apathie à l’ignominie, une vilenie à la lâcheté, une pleutrerie à l’infamie.
La politique en RDC à la lumière de la conformité
En considérant la contemporanéité et la non-linéarité du temps, les politiques congolais voulant accéder au pouvoir devraient réfléchir profondément sur leurs actions et ses conséquences. Les événements politiques, passés, présents et futurs, peuvent être interprétés comme des indicateurs d’un système complexe interconnecté. Les décisions prises aujourd’hui peuvent avoir des répercussions à long terme, car le futur est déjà réalisé et le passé continue d’influencer le présent. On ne peut pas constater l’évidence d’un acte répréhensible, à l’occurrence la fraude, le 20 décembre 2023 pendant que tout le peuple est déjà mobilisé. Décider en âme et conscience de ne rien faire, ce qui équivaut à la cautionner. Ce dernier (le peuple) rentre chacun chez soi. Ensuite, revenir tout de même le convoquer le 27 décembre 2023, après une série de communiqués, pour un hypothétique soulèvement populaire. Cette façon de procéder manque de spontanéité. Il y a forcément hiatus.
La prise de conscience de la causalité
Comprendre que le futur est déjà réalisé et que le passé persiste invite les politiques congolais à considérer la causalité de leurs actions. Chaque décision prise aujourd’hui est imprégnée des événements passés et façonne le monde futur. Cette prise de conscience souligne l’importance d’une gouvernance éclairée, respectueuse des droits de tous les citoyens et attentive aux conséquences à long terme.
L’homme politique congolais a toujours la sensation que ce qu’il pense, lui, est la plénitude de la réflexion. Donc, ça doit impérativement se matérialiser. D’ailleurs sans effort ni travail, ce qui est pensé par lui serait tellement exceptionnel que nul autre dans cet univers ne pourrait jamais le reproduire. Seul bémol à cet apostolat, rien n’est fait dans la réalité. Tout est dit et entre dire et faire, il y a un monde. C’est une pratique politique désuète. En remettant en question l’illusion du temps linéaire, invitons les politiques congolais à prendre en compte la non-linéarité du temps et à réfléchir à leurs actions dans une perspective plus holistique. En reconnaissant que le futur était déjà réalisé et que le passé persiste, les politiques congolais se préoccuperont davantage de la causalité de leurs actes et travailleront enfin pour le bien-être collectif de notre nation en lieu et place de leurs propres intérêts étriqués.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
