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« La RDC va beaucoup perdre s’il y a divorce FCC-CACH » ( Dei Mbiya, secrétaire générale du Centre )

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Réagissant aux manifestations qui ont émaillé le Palais du peuple, au début de cette semaine, entre les militants du PPRD et de l’UDPS, Dei Mbiya, secrétaire générale du parti du Centre, estime que cela fait partie du jeu démocratique, mais condamne les actes de barbarie qui s’en sont suivis.

Elle a pris fait et cause pour la présidente de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda Lioko, qui, selon elle, n’a agi que dans les prérogatives que la loi lui concèdent.

« La présidente de l’Assemblée nationale est là pour liberer la parole et non la contraindre.
Elle ne doit faire objet d’aucune insulte ni injure quel que soit l’objet en cours de discussion au sein de la représentation nationale », a déclaré Dei Mbiya au cours d’une interview accordée à CONGOPROFOND.NET.

Ces manifestations, convient-il de rappeler, ont été provoquées à la suite de la motion incidentielle du député national Mondole du MLC et des déclarations du député Charles Nawej du FCC à propos des ordonnances nommant les nouveaux comités de gestion à la SNCC et à la GECAMINES lors de la plénière du vendredi 07 juin dernier.

Pour Dei Mbiya, aucun député ne doit être poursuivi pour un avis émis dans l’exercice de ses fonctions et surtout si celui-ci est fait dans le but d’eclairer l’opinion.
 » Nous sommes en Démocratie. La liberté d’expression est l’un des canaux garantissant ce système de gouvernance. C’est pourquoi, aucun député ne doit être poursuivi pour tel ou tel propos tenu dans sa fonction de représentant du peuple ».

La secrétaire générale du parti du Centre estime qu’on ne doit pas incriminer le député Charles Nawej qui n’a fait qu’emettre un avis quant à la motion incidentielle du député Mondole du MLC.  » Ce n’était pas dans le but de condamner le Chef, mais seulement d’informer. Il n’a fait que éclairer l’opinion sur une question d’actualité.
Ce qui est son droit en tant qu’élu du peuple », a-t-elle déclaré.

Pour ce, elle s’est appuyée sur la jurisprudence du député José Makila qui a attaqué en plénière l’ordonnance du chef de l’Etat à l’époque Joseph Kabila nommant le Directeur Général du Journal officiel pour non conformité.
« Cela n’a jamais fait l’objet d’une manifestation quelconque des militants de l’AMP à l’époque, » a-t-elle soulevé.

S’agissant des actes de barbarie qui ont émaillé les manifestations des militants de l’UDPS et les insultes à l’endroit de Jeanine Mabunda, présidente de l’assemblée nationale, la secrétaire générale du parti cher à Germain Kambinga a condamné fermement toute la violence qui a entouré ces événements.

Pour elle, les dirigeants de l’UDPS doivent apprendre à leurs bases de militer dans le cadre fixé par la loi pour que ces genres d’actes ne se répètent plus.
 » Je condamne fermement la violence et insultes verbales vis-à-vis de la femme, alors que nous prônons l’émergence et surtout la protection de celle-ci. La présidente de l’AN étant la gardienne du temple de la maison du peuple en accordant à chaque élu du peuple le droit à la parole sans la contraindre, » a-t-elle fait savoir.

Et de poursuivre:
« Nous demandons à nos partenaires de CACH d’instruire leurs militants que s’ils ont des revendications à faire, cela doit se faire en conformité avec la loi. »

À la question de savoir s’il y a toujours un avenir entre le FCC et le CACH au regard de la situation actuelle, Me Dei Mbiya estime que la situation n’est pas explosive comme le prétendent certaines mauvaises langues.  » Les enfants d’une même famille peuvent se disputer, mais cela ne veut pas dire la fin de cette famille pour autant.
Il y a des mécanismes qui ont été mis en place pour que les deux partenaires puissent échanger.
Nous sommmes dans une coalition. Il peut y avoir des couacs mais cela n’empêche que l’on s’accorde, » a-t-elle indiqué.

Dei Mbiya martèle que la RDC a plus à perdre s’il y a dislocation de la coalition FCC-CACH.
 » On est plus fort ensemble.
Si aujourd’hui, la coalition FCC-CACH venait à disparaître, on risque de perdre certains acquis démocratiques après plusieurs années d’instabilité politique.
Au niveau où nous sommes maintenant, nous devons avancer ensemble pour le bien-être de notre pays, » a-t-elle plaidé.

TMB/ CONGOPROFOND.NET

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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